Un peu de nostalgie…ou de radotage

Nos hôpitaux…dans l’ancien temps

Tout en gérant et en entretenant des hôpitaux, les religieuses ont formé du personnel qualifié pour les cuisines, le lavoir, l’entretien ménager et même le soigneux raccommodage des draps. Elles ont créé et administré les écoles d’infirmières. Certaines ont assisté les malades et les mourants, prié à leur chevet, consolé les familles et disposé des corps « oubliés ».

Les Sœurs suscitaient l’envie ; elles s’enrichissent à nos dépens avec les hôpitaux et les écoles. Vivement que le gouvernement en prenne charge…et que tout cet argent reste dans nos poches !

C’était une autre époque ; quand on avait mal à la gorge, on n’allait pas à l’hôpital, on entrait chez le docteur ou chez le pharmacien en passant – (comme en Europe, ici n’essayez pas ça).

Qu’est devenu l’hospice ?

Il n’y en a plus. Quelques rares maisons à dimension humaine, sont gérées et entretenues par deux ou trois personnes. Certaines le font parce qu’elles aiment prendre soin ; d’autres par avidité. Les vieux sont si nombreux, les règles si exigeantes que les responsables ne résistent qu’en y contrevenant jusqu’à ce qu’elles soient fermées ou mises à l’amende…et leurs clients congédiés et\ou mis sur la longue liste d’attente d’un « vrai » établissement… qui coûte une fortune et s’essouffle chaque jour davantage.

Les écoles de jadis

Les écoles des religieux suscitaient la rivalité. Les élèves qui y entraient étaient privilégiés et ceux qui en sortaient faisaient la fierté des parents. En bonus, on leur avait appris les bonnes manières ; certains les ont même retenues.

Dans les écoles publiques aussi, des religieux nous ont enseigné à lire, écrire et compter et fait pratiquer des sports et de la musique.

J’ai appris à repriser un bas et fouetter un gâteau. Certaines ont tenté de m’apprendre à chanter, comprendre et pratiquer le théâtre, la danse et même l’astronomie.

Qu’est devenue l’école ?

Les méthodes utilisées pendant des générations ont été remisées pour faire place à la modernité. Ardu pour les enseignants, les enfants et les parents.

Pourtant, qui a oublié les verbes et les tables de multiplication jadis mémorisés ?

Et la religion ?

Parents, religieux et enseignants nous avaient appris à respecter « Dieu et la patrie ». Quelles que soient nos convictions, c’est un apprentissage précieux…et socialement apaisant.

Aujourd’hui, nos églises (ou autres lieux de culte) sont vides et tombent en ruine. Nos jeunes s’y intéressent parfois pour s’y marier avec faste et quelques vieux pour la bénédiction posthume.

On ne sait plus vers qui se tourner pour du réconfort.

Qu’en est-il de la famille ?

On se marie moins ; un couple sur trois n’est pas marié. Ils ont moins d’enfants et 3 % d’entre eux vivent dans une famille recomposée.

Plus de 20 % des jeunes de 27 ans vivent chez leurs parents.

Serions-nous en voie d’extinction ?

Après nous ?

La pente est-elle réversible ?

Nous ne sommes pas irremplaçables… Mourez, vous le verrez bien !

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