Le soleil, le vent, la pluie et… les travaux

Un été en dents de scie, dites-vous ? Nous avons plutôt de la chance. Beaucoup de chance. C’est à se demander par quel miracle nous sommes à ce point épargnés des catastrophes météo qui se produisent un peu partout au monde. Rien qu’ici, à l’ouest de notre beau grand pays, la terre brûle depuis déjà des semaines. Chez nos voisins du sud, après les feux, des tornades dévastent tout et chassent des populations entières. Et j’en passe.

Jusqu’à maintenant, nous sommes bien à l’abri de tous ces malheurs. Nos terres et nos jardins sont fleuris et regorgent de fruits, de légumes et de bons grains. Certains d’entre nous ont subi de coûteux revers mais rien de mortel et… nous pouvons nous entraider. Remercions le ciel de nous avoir gardés et si nous en avons l’occasion, ayons la grâce d’accueillir de bon cœur ceux qui ont connu l’enfer, l’ont fui et sont désormais sans toit ni lieu.

Cet été encore, notre Festival de montgolfières a dû renoncer à près de la moitié de ses superbes envolées. Pour nous consoler, la Ville a offert un calendrier chargé de spectacles et d’activités. Toutefois, si on y considère les nombreuses Fêtes de la Ville de Montréal et celles du Canada, nous avons été à ce point comblés qu’il a souvent fallu faire des choix qui ont nui au festival.

Et il y aura le pont…

Qui ignore encore qu’il se construit un nouveau pont au centre-ville ? Ce futur pont remplacera notre très beau vieux pont-levis, le pont Gouin. La circulation est perturbée par des travaux qui pourraient bien être plus longs que prévu. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ; jusqu’à maintenant, le tout est bien mené et correctement annoncé. Mais, j’ose à peine imaginer qu’on mettra des affiches électorales en surplus.

Dans le centre-ville, depuis quelques années, nous avons eu notre lot de travaux perturbants ; c’est loin d’être fini. Il faudra faire avec. Chacun d’entre nous, s’il le veut bien, pourrait certes faire quelques pas de plus – c’est santé – pour aller encourager les commerces et les restaurants qui s’efforcent de tenir le coup. Ça nous arrange bien d’avoir des services de proximité ; nous avons besoin d’eux comme ils ont besoin de clients pour survivre. Ayons donc la grâce de subir quelques petits dérangements pour ne pas déserter ces gens d’affaires qui font des efforts pour nous servir.

Une société a besoin d’un centre

Le cœur de la ville, c’est l’axe d’une société. Ce centre-ville est notre cœur. Prenons-en soin…et applaudissons l’homme qui ose investir pour sauver certains vieux immeubles qui font partie de notre histoire. Aujourd’hui, on parle de rénover l’École des Infirmières où, comme des centaines d’autres, j’ai étudié et vécu. Cette maison avait appartenu successivement aux maires J. Delagrave, T. Harpin et A. Bouthillier avant d’être vendue aux Sœurs Grises.

Incidemment, belle-maman (Georgianna Nolette 1904-1999) a vécu dans la maison du 295 Richelieu en face du Capitol jusqu’à l’âge de 5 ou 6 ans ; elle se souvenait avoir été chargée de s’asseoir sur le sac de farine de l’autre côté de la rue pendant qu’on combattait le Grand Feu.

Sur ce, je vous souhaite un très bel automne !

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