Si on s’y mettait tous…

 Il y a quelques années, j’ai donné quelques jeunes arbres à planter à mes petits-enfants ; nous l’avons fait avec tout le décorum voulu. En jouant, la petite a sauté par-dessus l’un d’eux ; il s’est cassé. Sa mince écorce ne tenait que par un fil. Qu’à cela ne tienne, avec le même décorum que pour le planter, nous avons collé et réparé ; ça semblait plus symbolique qu’utile. Aujourd’hui cet arbre est grand, beau et bien droit !

Plutôt que de bâtir chaque pouce carré de sol ou le combler de pavé, si on y laissait un peu de végétation …ou là où c’est possible, si on plantait un petit arbre et qu’on le laissait croître tranquillement, nos étés seraient moins chauds et nos maisons plus fraîches.

Ici chez-nous

De concert avec le gouvernement, chaque année la Ville et le Québec distribuent gratuitement des arbres. Cette année, ce sera le 18 mai, Place du Marché, dès 8 heures du matin.

Ce cadeau mérite d’être bien traité. Si chacun de ces petits arbres est planté avec soin et qu’il est farouchement protégé, notre ville aura meilleure santé et ses citoyens, meilleur teint…car ces dernières années, le verglas et les épidémies de tordeuses d’épinette ont tué plusieurs arbres en propriété privée.

Au printemps, à la fonte des glaces, les arbres s’agrippent au sol de toutes leurs racines afin de capter, grâce à leur force, les eaux gorgées de puissance, d’énergie et de vigueur qui brusquement libérées des glaces se ruent vers nous. Les beaux grand arbres dont on a pris soin se dressent alors et font face. De toutes leurs racines- que vous prenez bien soin de ne pas détruire, elles boivent à grands coups l’eau qui les assaille ; n’est-ce pas là un attribut précieux ?

Un arbre qui croît produit plus d’oxygène qu’il n’en consomme. Les arbres diffusent en plus -ou pour la même raison -une bienfaisante fraîcheur les jours de soleil brûlant. C’est ainsi que lorsqu’ils ont leurs feuilles, les arbres nous protègent du soleil qui tape si fort sur nos trottoirs brûlants… où brûle le pauvre petit piéton qui recherche en vain une parcelle d’ombre.

Plus on aura d’arbres, moins écrasants seront nos étés – aussi bien à l’intérieur de nos maisons qu’à l’extérieur – et plus joli notre environnement.

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J’ai vu une (audacieuse) petite belette

Tenter de traverser la grand ’route, la pauvrette

Élégante, toute mignonne, hélas bien seulette

C’était la première fois de ma vie que j’en voyais une

Où est ta maman petite belette ?

Ivre de liberté, nullement inquiète

Elle courait à la mort, à l’aveuglette

Muette, je n’ai pu empêcher son triste sort…hélas !

NOTE Attention ! Suite à une chronique où je déplorais que les soins dentaires soient trop chers pour tant de personnes jeunes ou vieilles, un lecteur me signale qu’au Cegep, de futurs dentistes offrent des rendez-vous annuels avec Rayons X et nettoyage pour 60 $. Voilà, le message est passé.

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