Sentir, le sens de la découverte

Votre chien a-t-il toujours le nez au sol pour renifler toutes les odeurs possibles sur son chemin? Ou prend-il un bon 5 minutes pour sentir les fesses et le visage d’un autre chien lors de la première rencontre? C’est bien connu, le chien a un bon nez, mais savez-vous à quel point?

De plus en plus, le bruit court qu’il est important de laisser son chien sentir un peu partout, que c’est bon pour son développement. Effectivement, nous pouvons dire que le chien découvre le monde avec son nez. Bien que l’humain ait aussi la capacité de sentir, notre expérience sensorielle dans l’exploration de notre environnement passe davantage par la vue. Notre grand avantage est la perception des couleurs, puisque celles-ci nous permettent de distinguer notre nourriture, de percevoir les distances et profondeurs et bien plus encore. Le chien, lui, ne verrait pas très bien les couleurs et serait naturellement myope. Heureusement pour lui, il peut découvrir son environnement grâce à un autre sens beaucoup mieux développé : l’odorat. Le chien possèderait entre 200 à 300 millions de cellules olfactives réceptrices qui créent une autoroute d’informations se rendant directement à son cerveau. De son côté,  l’humain n’aurait que 5 millions de cellules olfactives, c’est-à-dire un nez de 100 à 10 000 fois moins développé que celui du chien, selon les races.

Vous comprendrez donc que votre chien ne s’attarde pas aux mêmes détails lors de vos promenades. Ainsi, lorsque vous observez de vos yeux ce que le conducteur d’une voiture fait pendant qu’il attend à la lumière rouge ou encore ce que des voisins font comme aménagement paysager, votre chien, quant à lui, suit une piste infinie d’odeurs. Il enregistre si son ami chien est passé ici avant lui, si le chat du voisin a traversé la rue dans les derniers jours ou même si l’écureuil est passé par là dans les dernières heures.

Les substances chimiques volatiles, communément appelées «odeurs» se retrouvent partout. Elles peuvent être sur les objets, comme les fameuses bornes fontaines, ou simplement dans l’air. Si vous portez une attention particulière à votre chien lorsqu’il y a un faible vent, il aura presque certainement le nez dans les airs afin de sentir les odeurs qui passent. L’odorat permet donc au chien d’analyser ces odeurs et d’en retirer de l’information lui permettant de comprendre son environnement et de communiquer avec les membres de son espèce et des autres espèces, tels que ses bipèdes favoris. L’odeur personnelle par exemple, permet au chien de saisir certaines nuances notamment le sexe biologique, l’âge ou encore le contexte social de l’individu. 

Les récepteurs olfactifs se trouvent dans la partie supérieure du nez. Les molécules odorantes entrent en contact avec les récepteurs sensoriels et déclenchent des impulsions nerveuses qui sont transmises au cerveau afin de déterminer de quelle odeur il s’agit. Le chien peut détecter jusqu’à 500 000 odeurs différentes contre  10 000 chez l’humain.  Néanmoins, c’est aussi grâce à la superficie de sa cavité nasale (100 cm² à 130 cm² contre 3 cm²) que l’odorat du chien est nettement plus développé que celle de l’homme.

Cet odorat permettra aussi au chien de détecter les phéromones, substances chimiques produites par des glandes appelées glandes exocrines, qui déclenchent des réactions physiologiques ou comportementales entre les individus de la même espèce. Ces phéromones indiqueront au chien l’identité des autres individus, l’emplacement d’un terrier, le sexe, l’état de santé ou encore l’état d’émotivité de l’autre. Il va sans dire qu’il est donc impératif de permettre à votre chien de renifler les odeurs afin de bien percevoir son environnement, de communiquer de manière optimale avec les autres chiens, et surtout afin de répondre à son besoin de découverte et d’exploration. À vos marques, sentez!

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