Rencontre avec… Marc Fournier

Depuis trois ans maintenant, Marc Fournier incarne l’enquêteur aux affaires internes Yves Jacob dans District 31. Rassurez-vous : le comédien est beaucoup plus sympathique que le détestable personnage qu’il incarne. Ce dernier nous dévoile l’art d’incarner un méchant.

Marc, le personnage d’Yves Jacob est ton premier rôle récurrent. N’est-ce pas ?

Effectivement, oui. Comme j’ai débuté la carrière de comédien sur le tard, à 30 ans, j’ai cumulé des seconds rôles et des premiers rôles épisodiques pendant quelques années. C’est grâce au personnage d’Yves Jacob que les gens me reconnaissent maintenant dans la rue, et me disent : « Toi, je t’haïs tellement ! ». Rassurez-vous, je ne le prends pas personnel (rires).

Au contraire, ça veut dire que tu fais bien ton boulot !

Je pense que oui ! (rires) Et dire que j’ai bien failli laisser passer ce personnage. Quand on m’a approché pour camper Yves Jacob, je n’avais que deux jours de tournage assurés. Je me suis dit que j’allais passer mon tour et attendre un personnage plus consistant, mais la directrice de casting m’a convaincu de camper Yves Jacob. Elle était persuadée qu’avec la description étoffée du personnage, il serait éventuellement de retour dans District 31, et elle avait raison !

Jusqu’à présent, quelle est la scène la plus marquante que tu as eu à jouer dans la peau d’Yves Jacob ?

L’une de mes premières scènes sur le plateau, avec Sébastien Delorme. Lors de la diffusion, les gens se sont enflammés sur la page Facebook de District 31. Ils écrivaient à Yves Jacob « Lâche notre Poupou ! ». Cette vive réaction a inspiré l’auteur Luc Dionne. Il m’a déjà confié que chaque fois qu’il écrit le nom de Yves Jacob dans le scénario, il le fait avec hargne. De mon côté, j’apprécie Yves Jacob. Même s’il est baveux et détestable, c’est un maudit bon enquêteur !

District 31, sur Ici Radio-Canada, du lundi au vendredi, 19 h.

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