Recrudescence du virus du Nil en Montérégie

 Actualité locale 

L’année 2018 a été une saison record pour le virus du Nil occidental (VNO) en Montérégie. Près de 75 personnes ont été atteintes l’été dernier en Montérégie, ce qui constitue un record. Pour le Québec, on parle de près de 201 personnes atteintes. 

Le virus du Nil découvert en Ouganda aussi loin qu’en 1937 et qui s’est propagé. Depuis se transmet, comme on le sait, par la piqûre d’un moustique, lui-même infecté après avoir piqué un oiseau. Les conséquences peuvent être particulièrement graves pour les personnes âgées de plus de 50 ans. Les personnes qui vivent avec une maladie chronique sont aussi très exposées. Il n’existe, pour l’heure, aucun vaccin ni traitement spécifique pour traiter les personnes atteintes.  

On en reconnaît les symptômes entre 2 et 14 jours après avoir été infecté. Dans 80 % des cas, les personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Une personne sur 150 en développe. « Le virus passe pratiquement inaperçu et guérit spontanément. Ces cas ne sont pas comptabilisés dans les statistiques » précise le Dr François Milord, médecin-conseil à la Direction de santé publique de la Montérégie. Mais pour les autres, on observe des maux de tête et de la fièvre  parfois accompagnés de maux de ventre ou de cœur, de douleurs musculaires et de rougeurs de la peau.

Une infection qui peut être grave

Le virus du Nil occidental, identifié pour la première fois en 2002 au Québec, est une maladie à déclaration obligatoire. Le VNO peut aussi être mortel. En 2018, quinze décès sont attribués au VNO, dont 11 en Montérégie. 148 des 201 personnes infectées ont développé une forme grave de la maladie, qui atteint le système nerveux : méningite (infection des enveloppes du cerveau), encéphalite (inflammation du cerveau), voire, la paralysie des membres inférieurs. Certains gardent des séquelles permanentes, notamment au niveau musculaire. D’autres ont eu besoin de réadaptation. 

Personnes les plus touchées

La proportion de personnes atteintes augmente avec l’âge. « Les personnes âgées de 50 ans et plus et les personnes atteintes d’une maladie chronique comme le diabète, une maladie du cœur ou un cancer sont plus susceptibles de développer une forme grave de la maladie », nous explique le Dr François Milord.

Éviter de s’exposer

On en parle moins dans les médias depuis quelques années, la nouveauté de la découverte s’étant estompée. Mais le virus du Nil occidental demeure bien présent au Québec et dans tous les secteurs, en particulier en dans le sud de la province où les températures sont plus chaudes. Il n’y a pas 36 000 manières d’éviter d’en être atteint. Évitez de s’exposer, et quand on l’est, prendre les précautions d’usage puis préférablement porter des vêtements longs et surtout clairs. Évidemment, on préfère en enlever une couche, plutôt que d’en rajouter. 

Vous voudrez peut-être aussi condamner définitivement votre joli bassin d’eau dans la cour, vider vos gouttières ( !) assécher la toile solaire de la piscine et vider tous de qui contient de l’eau autour de la maison. La direction de santé publique est formelle. Si vous êtes dehors et en particulier au lever du jour et à la tombée de la nuit et après, aspergez-vous d’une solution appropriée. 

Parmi les délices odorants approuvés pour se protéger

Des chasse-moustiques à base de DEET, d’icaridine, d’eucalyptus citron ou d’huile de soya. Des produits à base d’huiles essentielles sont aussi homologués pour protéger contre les piqûres de moustiques, mais on souligne que leur efficacité s’estompe en moins de deux heures. Virus du Nil - piqures de moustiques

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