Quel beau lundi de Pâques !

Le soleil ! Le soleil qui éclaire, qui brille, qui réchauffe, qui réjouit le cœur, le soleil est là. Enfin ! Il entre par la fenêtre, il miroite sur la table du patio et dans les yeux des enfants et il nous réchauffe le cœur et l’âme en ce lundi de Pâques du 22 avril 2019. L’hiver a été très rude merci ; nous avions besoin de douceur.

Au Mont Sutton

Plus fier que jamais, comme un invité qui a pris le temps de se faire désirer et de se mettre beau, le soleil brille fort joliment sur la neige au mont Sutton. La montagne est encore habitée par des skieurs (les vrais, les purs). Vêtus de plus en plus légèrement en cette fin de saison, ils ont les yeux brillants de lumière. Comblés, ils jouissent du sursis et évoluent doucement, pour faire durer le plaisir. Ils tardent à quitter les lieux et quand ils partent finalement, ils se retournent et regardent la neige tout en-haut, comme pour dire : « tout de même, elle pourrait patienter encore un peu… ».

On mange tard ; personne ne veut rentrer. Sur la rue, dans les commerces et les restaurants, on fait la fête au soleil.

Sur la route

Les chevaux sont au pré. J’en vois une vingtaine qui broutent paisiblement. Ils profitent de la douceur du jour… comme si de rien n’était, comme s’ils avaient toujours fait ça. On dirait une toile de grand maître.

Sur la route, on sait qu’il faut davantage se méfier des petites bêtes, des têtes folles qui ne savent encore rien de la vie, encore moins des puissants véhicules qui bondissent sans prévenir. Elles font un dur apprentissage ; à tout instant l’une d’elle tente une audacieuse traversée. Je ne gâcherai pas votre plaisir en vous disant que certaines n’y arrivent pas.

Et grâce au soleil, on dirait que les maisons n’ont pas les mêmes couleurs. Elles sont plus belles, plus brillantes, plus colorées. On les découvre. Certains voisins lavent leurs vitres. C’est méchant ; les nôtres paraissent plus ternes ; il va falloir en faire autant.

Sur les trottoirs, des patins à roulette et des culottes courtes.

Dans ma cour

Dans ma cour, les oiseaux chantent sur tous les registres. Parfois j’essaie de leur répondre ; avec le cardinal ça a l’air de bien marcher.

À ce temps-ci, les oiseaux sont nombreux ; des petits de rien du tout qui ne savent rien de la vie et n’ont même pas peur des deux chats qui jouent dans ma cour. Ils ont bien raison. Jadis, l’aîné aurait bondi pour en capturer un mais il commence à se faire vieux ; tout de même je ne m’y fierais pas. Quant à l’autre, il est jeune et innocent. La preuve, il s’est penché naïvement sur l’eau noire d’une piscine… qui l’a avalé. Offensé, il en est prestement sorti plus sale que blessé. Ouf !

Pendant ce temps, la rivière…

La rivière coule et la neige fond…et la rivière enfle. Et enfle… sous l’œil inquiet des riverains. Respirons un peu et dormons…d’un œil.

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