Parce que nous sommes tous mortels…

Un lecteur attire mon attention sur le fait que la mort coûte cher et l’inhumation complexe. Il me fait part des lois récentes à ce sujet. 

Nous mourrons tous… même si nous n’en avons aucune envie. Certaines personnes font leurs préarrangements ; d’autre pas. La famille, s’il y en a, fait de son mieux. Le premier intéressé où qu’il soit ne s’en plaint jamais. 

Que dit Québec ?

Les morts ne sont pas tous sous une dalle au cimetière. La loi 66 (02-2016) dit que l’entreprise funéraire doit consigner le lieu d’inhumation ou de dispersion des cendres. Elles seront remises à une seule personne dans un contenant rigide qui pourrait être biodégradable ; on doit déclarer où on en disposera. 

Nul ne doit les disperser là où elles constituent une nuisance ni d’une manière qui ne respecte pas la dignité du défunt. Quant à les disperser dans un parc ou autre endroit privé ou public, il faut une permission. 

Le Vatican permet la crémation 

Selon le cardinal Müller (2016) rien n’empêche la toute-puissance divine de ressusciter les corps même s’il estime que la crémation ne laisse pas le temps aux proches de s’habituer à la mort. Il rappelle qu’une célébration est une tradition réconfortante et recommande l’enterrement au cimetière. 

Que faire avec les cendres ?

Conserver les cendres à la maison n’est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles ( ?). Il n’est pas permis de les conserver dans les bijoux ni de les distribuer entre différents membres de la famille, ceci afin de réduire le risque de soustraire les défunts de la prière, l’oubli, le manque de respect…surtout après la première génération (Mgr Müller).

Les cendres peuvent être placées dans une urne, enterrées au cimetière ou mises dans un crématorium. Certaines personnes ont un lieu pour les enterrer dans un domaine familial. 

Qu’en conclure ?

La crémation est une perspective fort déplaisante … qui coûte moins cher. Certaines urnes, biodégradables, se fondent dans la nature.

Une petite boîte prend moins de place qu’une tombe. Faut-il opter pour le crématorium (en vitrine pour l’éternité) ou le domaine familial (qui en a ?) 

Hélas, peu de nos cimetières sont aménagés de façon à donner envie de s’y promener…

Une oasis au cimetière

Le parc commémoratif du cimetière de Saint-Jean mérite d’être vu. Il est fort bien paysagé… et calme. On n’entend que les oiseaux, attirés par diverses plantations pleines de goût et d’imagination. 

Nous devons la conception de cette oasis à Édouard Bonaldo et Danièle Deland qui l’ont rêvée et réalisée. 

Vous n’êtes pas enfermés dans vos corps à jamais

Il arrive qu’on déplace des cimetières pour de futiles raisons (vendre le terrain afin de le construire). C’est déplorable. Un cimetière fait partie de l’Histoire, la vôtre, la mienne et celle de ceux qui ont vécu avant nous. Allez vous y promener, lisez les inscriptions, « parlez » avec ceux qui y reposent…et écoutez bien. 

« Il n’y a pas de tombe ici. Ces montagnes et ces plaines sont des berceaux et des marches.

Chaque fois que vous passerez par ces champs où vous avez déposé vos ancêtres, regardez bien, et vous vous verrez, vous et vos enfants, dansant main dans la main. » 

(*Kahlil Gibran ; Le Prophète)

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