On ne peut être à la fois au four et au moulin

 Lise Dallaire 

Les très longs commentaires qu’on peut lire depuis des mois sur l’actualité municipale rappellent vaguement l’époque où « les anciens », « palabraient » sur le parvis de l’église (après avoir bu) ou dans les parcs publics en période électorale. Ça finissait rarement bien, et toujours avec beaucoup de tapes sur la gueule et de dents cassées.

J’ai la nostalgie d’un temps où la ville était gérée par des personnes qui n’avaient pas à débattre en cour de leurs affaires personnelles face aux intérêts de la ville et ceux des contribuables.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent

Le climat actuel qui est toléré et même entretenu à la ville est certainement difficile à vivre (pénible même) mais il se pourrait fort bien qu’il fasse la joie des entreprises qui font affaire chez-nous, avec « notre » ville.

Eh oui, quand un chaos s’installe (pour de bon semble-t-il), la situation est intéressante pour les profiteurs. Ils doivent déjà saliver, se frotter les mains… et se préparer à tirer profit de la situation aux dépens du « pauvre cochon de payeur de taxes ».

En affaires publiques (comme en toutes autres affaires), rien ne peut remplacer la cohésion et la vigilance. Or, ne dit-on pas que quand le chat n’est pas là, les souris dansent ?

Certains aiment les souris… qui sont toutefois plus mignonnes dans les bandes dessinées que lorsqu’elles viennent danser dans notre assiette et grignoter notre goûter. J’apprécie donc la vigilance des chats qui ne se laissent pas distraire de leur tâche.

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Ce petit conte (écrit par ma nièce, Louise Tanguay) ne me paraît pas inopportun.

La vieille et la souris

Sur le comptoir, la souris gourmande grignote les fruits que la vieille

Laisse murir trop longtemps dans le bol

La souris danse toute la nuit, mais la vieille dort et ne l’entend pas

La vieille, rêve qu’elle danse aussi.

La vieille se berce et s’assoupit, la souris en profite, se faufilant entre les berces

Moins la vieille y voit, plus la souris s’enhardit

Elle se tiendra bientôt au bord de la table quand la vieille boit sa soupe en émiettant son croûton de pain ou sirote son café en grignotant son biscuit

S’il y a tout à coup trop de bruit dans la maison, la souris en hâte retourne sur ses pas et se cache, laissant quelques traces au passage que même la femme de ménage trop occupée, ne voit pas aspirer

Et la souris toujours là se fait un nid douillet dans les gilets de laine des tiroirs toujours fermés.

La vieille ne va plus dehors.

Puis …la vieille n’est plus

On trouvera plus tard son journal, pages manquantes, reliure grignotée du passé, et dans le nid de la souris, après avoir un peu démoli la maison, quelques petits bouts de mots : A M O U R

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Profitez de l’été pour flâner, lire, rêver et dormir… au soleil. Au fait, fermez donc la télé… et bonnes vacances !

Rue Saint-Jacques, près Longueuil, j’ai aperçu un endroit charmant où on peut découvrir à prix raisonnable, peintures et bricolages de tous genres, faits de recyclages pour la plupart et de matières naturelles. Ouvert les weekends.

Roulez prudemment ; les jeunes cyclistes sont adorables, pleins de courage et d’énergie mais leur équilibre est encore précaire. J’ai remarqué que certains parents prévenants avaient muni leurs vélos d’un panier afin qu’ils aient les mains bien libres. Bonne idée.

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