Olivier de Kersauson

Et si le bonheur était plus simple et plus accessible qu’on ne le croit ? Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire ces quelques magnifiques lignes écrites par le navigateur Olivier de Kersauzon. Un véritable mode d’emploi pratique et poétique à l’usage de ceux qui veulent aimer la vie.‘’Faire rire quelqu’un, c’est une formidable complicité. Quand quelqu’un me fait rire, je prends ça comme un cadeau.’’

Le vicomte Olivier de Kersauson surnommé l’Amiral, est né à Bonnétable (Sarthe), le 20 juillet 1944. Ses ancêtres se sont illustrés dans l’histoire de France puisque l’un de ses aïeux aurait commandé la flotte de Saint-Louis partie aux Croisades.

Olivier de Kersauson a commencé à naviguer près de Morlaix. Adolescent, il navigue à La Trinité en barrant le Cambronne de Jean-Marie Le Pen.

Il est propriétaire de deux restaurants ; Le Tour du Monde à Brest et à Larmor-Plage près de Lorient.

Ses propos caustiques et cyniques tenus dans les dîners parisiens poussent Jacques Martin à convaincre Philippe Bouvard de le faire participer à l’émission radiophonique Les Grosses Têtes où il campe un personnage bougon, misogyne et très susceptible lui valant l’amour du public et le surnom de “l’Amiral” qui lui colle à la peau.

Extrait de Promenades en mer et étonnements heureux, d’Olivier de Kersauzon :

« Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée.

Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.

Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité !

Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir-vivre. »

Reconnaître les vrais plaisirs, seules sources d’un bonheur véritable, savourer le présent, apprécier ce que l’on a et en être reconnaissant… Voilà sans doute les clefs d’une vie accomplie.

Merci Olivier de Kersauzon.

« Je suis un nomade exalté par la découverte. Voilà, découvrir sans cesse… C’est le seul moment où l’on peut supposer que va surgir le “merveilleux”. Fouiller le monde de tous les côtés, c’est exaltant. Je suis comme un chercheur d’or. Ce n’est pas tant l’or que je cherche que le moment magique quand je vais le découvrir. C’est toujours, au vrai, l’émotion que je cherche. Le nomadisme, c’est ça.

Tous les jours, un chercheur d’or est tenu par sa capacité d’émerveillement. La magie. Le “merveilleux” est la raison de tout ce que je fais. L’émerveillement, c’est de la pluie d’or morale qui vous tombe dessus.

Le tout, c’est de se trouver dans les bons endroits, là où il pleut de l’or. »

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