Messmer: une vie dédiée à l’hypnose

Dans les années 1700, le docteur Franz Anton Mesmer a été l’un des premiers à oser parler d’hypnose, à ses risques et périls d’ailleurs. Aujourd’hui, il doit littéralement frétiller dans sa tombe, en voyant que cette science a enfin obtenu ses lettres de noblesse grâce au Québécois Messmer et à sa fascinante carrière. De passage au Théâtre des deux rives le 25 avril prochain avec son spectacle Hypersensoriel, le célèbre hypnotiseur de son vrai nom Éric Normandin, nous a gentiment accordé une entrevue.

La scène: effet thérapeutique instantané

Malgré son emploi du temps plus que chargé, Messmer nous a récemment offert un livre intitulé: Comment l’hypnose a changé ma vie. À l’ère des réseaux sociaux, difficile de séparer vie privée et vie publique. Certains faits étaient vite devenus des secrets de polichinelle, comme son vrai nom par exemple ou son village natal Saint-Césaire. «Vous savez, les gens sont curieux! En publiant ce livre, je laisse un bel héritage à mes enfants et je marque l’histoire.» explique-t-il. «Mais je ne suis pas un écrivain. Je me suis donc fait aider par Pierre Huet, parolier bien connu de Beau dommage qui m’a écouté raconter ma vie que je croyais banale, mais qui s’est avérée tout le contraire au fur et à mesure que je me confiais. Il a très bien su me cerner.» Toute son enfance, Messmer a baigné dans cet environnement ésotérique, entre un grand-père qui lui a transmis un grimoire sur les différentes techniques d’hypnose et des oncles qui se disaient guérisseurs. Autodidacte, il a lu une foule de livres sur l’hypnose ou la croissance personnelle et a suivi des cours de perfectionnement sur la Sophrologie dynamique. Plus tard pour assurer ses arrières, il a suivi un cours de graphisme. Saviez-vous qu’il a même fait un stage au journal Canada français, où il faisait le montage des annonces classées et même de certaines publicités? Et qu’il s’est aussi beaucoup impliqué dans le 325e anniversaire de la ville de Saint-Jean? Mais la vie avait d’autres plans pour lui, comme en témoigne son autobiographie. Fait surprenant: c’est en raison de sa timidité maladive qu’il a abandonné la bande-dessinée. Timidité qu’il a par la suite vaincue, dès qu’il a mis le pied sur une scène. Et on connaît la suite! Depuis 1995, succès fulgurant tant en France qu’au Québec. Et à quoi peut-on s’attendre lors de son spectacle jeudi à Saint-Jean-sur-Richelieu? «Trois mots: fasciner, divertir et rire. Vous allez être impressionnés! » mentionne le sympathique fascinateur, en guise de conclusion.

Ajouter photo: crédit-photo: Eric Myre

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