Ma belle-sœur n’est plus

Une seule belle-sœur ! Je n’en avais pas d’autre ; elle non plus. Elle est devenue une amie précieuse ; elle était aussi ma mémoire (la mienne est médiocre).

Avec Roch Tanguay (l’artiste), Lise Desrochers a eu trois enfants chéris… qui ont amené conjoints et enfants précieux.

Pendant des années Lise a fait du bénévolat à l’hôpital, offrant aux malades sourires, journaux, friandises et mots d’encouragement.

Elle avait des doigts de fée et dessinait fort joliment. Chaque soir de sa vie, elle a écrit son quotidien, ses mémoires… pour ceux qui viendront après.

L’amour fait des héros.

L’amour n’est pas ce qu’on croit le jour des noces. Quand les enfants viennent, on pense que tout est dit ; pas du tout. S’il arrive qu’ils soient malades, ou très malades, ou même mortellement malades, ça brise à coup sûr un cœur de mère.

Et s’il arrive que le mari soit parfois malade aussi, on pourrait désespérer ; pas une femme forte. Vivre c’est rebondir.

Ma belle-sœur Lise a vécu positivement. Elle a chéri les enfants et su les accueillir jusqu’au soir de sa vie. Malgré les aléas, elle a cultivé la joie et les précieuses amitiés qui sont si douces au cœur. Elle a savouré chaque mot gentil et chaque rayon de soleil et …gardé un tout petit péché mignon, le plaisir de la table.

La vie passe

Quand le cœur s’aperçoit qu’il est devenu vieux et l’arthrite trop sévère, que le plaisir de vivre se réduit comme peau de chagrin

…c’est le temps de dire adieu !

Peu importe les projets …la relève est là, prête

…et on prétend que là-haut l’accueil est divin !

Bernhard Plockhorst

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