L’origine du glam rock

C’est un fait : tous les artistes, tous styles musicaux confondus, ont des influences musicales qui ont servies à façonner leur propre son. Il ne peut en être autrement. Si les Beatles et les Rolling Stones ont puisé leurs influences dans le blues des années quarante et cinquante, ceux qui ont suivi en ont fait de même.

Depuis le temps que je vous parle de ma passion pour le glam rock, il est temps pour moi de vous partager ses origines car bien avant les Motley Crue, Poison et même KISS, d’autres artistes ayant du cran et n’ayant pas peur du ridicule et de choquer ont introduit ce style bien avant ceux mentionnés plus haut et croyez-moi, personne ne peut les aimer plus que moi. Cependant, les faits sont les faits et ils n’ont pas été les premiers à vouloir en mettre plein la vue.

De déterminer de façon claire et exacte quel serait le premier groupe ou artiste qui peut être considéré le tout premier artiste qualifié de glam rock serait une tâche plutôt difficile. Néanmoins, il est possible d’en souligner les premiers balbutiements. En 1968, les Rolling Stones, après une brève escapade dans le monde psychédélique, font volte-face avec « Jumping Jack Flash ». Le clip promotionnel pour celui-ci nous montre les cinq membres (spécialement Mick Jagger et Brian Jones) avec maquillage et tenues plus corsées. Plus tard, vers 1971, un groupe de Détroit créera un impact qui sera qualifié de « shock rock », soit Alice Cooper. Par ailleurs, le chanteur Alice Cooper deviendra un artiste solo à partir de 1974.

Mais c’est surtout en Angleterre que le genre va croître. Vers 1970, un groupe prometteur fait de plus en plus parler de lui : T.Rex. Bien qu’il s’agisse en réalité de l’affaire d’un seul homme, soit Marc Bolan, celui-ci créera néanmoins d’excellents albums, dont le classique « Electric Warrior ». Marc Bolan n’hésitait pas à avoir des tenues de scène « tape à l’œil » comme les paillettes et les habits scintillants.

Également d’Angleterre, le groupe Slade poussera le genre encore plus loin : chaussures à plateforme, costumes élaborés et maquillage de temps à autres, en plus des hymnes accrocheurs, dont le classique « Cum on feel the noize », reprise par Quiet Riot au début des années quatre-vingt. Il est d’ailleurs malheureux que Slade n’ait jamais vraiment connu la gloire en Amérique du Nord alors qu’ils ont connu le succès en Europe.

En retournant de le passé, il est facile de voir ou les groupes glam des années quatre-vingt on prit leur influence. Si on dit que l’imitation est la plus sincère des flatteries, il ne fait aucun doute que les T.Rex, Slade, Alice Cooper et même les New York Dolls ont dû se sentir très flattés à l’arrivée des nouveaux groupes leur ayant « emprunté » quelques trucs ici et là…

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