L’industrie en perpétuel changement : de l’espoir pour l’avenir

Ce n’est plus un secret pour personne ; l’industrie du disque est en mutation. Je n’aime pas dire qu’elle est finie, car ce n’est pas le cas. Pas selon moi, du moins. Il y a eu du changement, j’en conviens. Mais de dire qu’elle est morte et enterrée serait un peu exagéré. Je crois qu’il y a encore de la place pour ce marché.

La preuve ? L’été dernier, lors de mes vacances, je suis allé dans une boutique où l’on y vend des CD’s et disques de vinyles, en plus d’autres items tels que livres, DVD’s, affiches, etc. Alors que je « fouinais » tranquillement, j’y ai aperçu un jeune homme, accompagné de sa bien-aimée tenant entre ses mains un coffret de Jimi Hendrix et dans l’autre, Led Zeppelin, si ma mémoire est bonne. Il était déchiré de devoir faire un choix entre les 2 items. Cet individu n’avait pas plus de vingt-cinq ans. Donc, il y a des gens de la nouvelle génération qui aiment avoir le produit physique.

Cet événement m’a redonné confiance pour l’avenir. Certes, ce ne sera peut-être plus comme c’était dans le passé. Mais les ventes de disques de vinyles depuis les dernières années ont augmenté de manière non-négligeable. Si un support musical était considéré chose du passé au début des années quatre-vingt-dix, c’était bien le 33-tours, destiné à disparaître à jamais. Quelle volte-face inattendue alors que celui-ci a effectué un retour tout à fait inattendu à l’aube de l’an 2000.

Bien que pour beaucoup de mélomanes, et de musiciens aussi, tout se passe sur scène, reste que la musique est immortalisée de manière plus permanente à l’aide d’un support physique. Rappelez-vous les « Thriller », « Rumours », « Hysteria » ou encore « Slippery When Wet »…tous ces albums que des millions de personnes se sont procurés et qui contiennent des classiques qui sont toujours appréciés aujourd’hui. Je doute fortement que la musique en streaming aura le même impact à long terme.

Autre phénomène qui me laisse croire que l’engouement pour le produit physique n’est pas mort : les boutiques de disques usagés fonctionnent très bien et les amateurs sont très fidèles car lorsque moi-même je les visite, ils sont toujours bondés de gens qui sont à la recherche de la perle rare. Le salon du disque de Montréal, qui a lieu deux fois par année est un autre signe qu’il y a toujours une demande pour les disques de vinyles et CD’s.

Si le produit physique était complètement mort, les faits mentionnés plus haut n’auraient pas lieu. Une poignée d’irrésistibles « gaulois » prône toujours l’achat du produit physique. Le fait que de jeunes adultes démontrent de l’intérêt pour celui-ci me dit qu’il y aura toujours une place pour les albums vinyles et CD’s, si petite soit-elle…

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