Le voyage

Le voyage, pour moi, est toujours une belle expérience. Je suis excitée de partir et heureuse de revenir chez moi. La routine rend notre quotidien banal et nous avons besoin de changer de paysage pour retrouver notre motivation et notre désir d’exister.

Je pars confiante et prête à vivre cette expérience sans soucis ou tracas. Je mets ma vie entre les mains de mon créateur et j’accepte tout ce qu’il met sur mon chemin. Le désir de l’imprévu, de voir de nouveaux visages et de côtoyer de nouvelles cultures est toujours vivant en moi. Avant, je partais dans d’autres pays que mon Liban natal. Les dernières années, je me contente d’ aller au Liban voir mes sœurs et le reste de ma famille ; oncles, tantes et cousins. La famille est très importante dans notre culture ; surtout si on a vécu éloigné, on a besoin d’y revenir pour se ressourcer de cette énergie qui réconforte notre cœur et âme.

Quand on change d’environnement, on change nos pensées et on revient avec un regard nouveau sur notre habitat. On apprécie des commodités qu’on avait prises pour acquis. Chaque fois, quand je quitte l’aéroport, à mon retour, je suis enchantée par le calme et le respect des règles de conduite. Je trouve la circulation tolérable et tout me paraît plus beau et serein. Même chose quand je vais magasiner pour la première fois après mon retour, tout me paraît bon et appétissant et j’admire le choix et la qualité des produits offerts. L’être humain s’habitue vite à certains conforts et prend cela pour normal, mais quand il va ailleurs, il apprécie cette qualité de vie qui n’est pas, malheureusement, dans d’autres pays. Ce qui manque ici, ce sont les relations humaines comme dans tous les pays industrialisés ; les gens vivent seuls et sont pris dans le tourbillon de la vie moderne. Il faut essayer de remédier à cette situation en gardant des liens de famille serrés et en côtoyant plus les gens de notre environnement.

J’en profite pour vous parler d’un incident qui m’est arrivé à l’aéroport de Paris, quand j’y faisais escale à mon retour. Je choisis toujours des billets avec une escale courte de 2 ou 3 heures maximum ; alors le temps de me diriger vers la porte d’embarquement, l’avion est déjà prêt à accueillir les passagers. Je porte des sabots confortables pour voyager et j’avais une paire que j’avais achetée il y a quelques années mais qui était encore en parfait état. À ma grande surprise, quand je suis arrivée à l’aéroport de Paris où j’achète juste de l’eau, à cause des prix extravagants, mes sabots ont rendu l’âme. Rien à faire !

Je me suis dit que ce n’est pas grave ; je vais m’acheter n’importe quelles chaussures pour régler la situation. Cependant, je suis à l’aéroport de Paris et les magasins sont tous de haute gamme et je n’avais pas le temps de faire le magasinage. Alors, la seule paire que j’ai pu trouver confortable est une espadrille unisexe de marque PRADA. Devinez le prix ? 900 $! Jamais, au grand jamais de ma vie, je n’ai payé ce prix pour des souliers. Si j’avais trouvé des pantoufles, je les aurais achetées et cela ne m’aurais pas dérangé de les porter. Mais il n’y avait rien à part les magasins de grandes marques aux prix très chers. C’est là que j’ai pensé à mon cher aéroport de Montréal, où, lors d’un de mes voyages, j’avais un poids excédant la limite dans une valise et j’ai dû acheter une autre valise à l’aéroport. Le prix était abordable et cela a réglé mon problème. Les magasins à l’aéroport de Paris étaient presque vides et j’avais 4 personnes qui s’occupaient de ma transaction, dont une est allée avec mon coupon d’embarquement pour aviser l’équipage que j’arriverais sous peu. Et une autre a transporté ma valise à main jusqu’au guichet d’embarquement. Je fus la dernière à entrer dans un avion plein.

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