«Le sociofinancement»

Au moment où je rédige ces lignes je viens de voir durant le week-end deux histoires à la télé qui ont leur lien sur GoFundMe.  L’une pour un agriculteur qui ne pourra s’occuper de sa ferme durant un an et demi car il doit soigner un cancer.  L’autre campagne est celle d’une femme qui a besoin d’argent pour se faire retirer des implants mammaires.

Je voudrais d’abord vous expliquer ce qu’est GoFundMe.  On appelle ça une plateforme de financement participatif sur Wikipédia.  Cette société a été fondée en mai 2010 en Californie.  On dit, toujours sur Wikipédia,  que « Entre 2010 et 2018, plus de 5 milliards de dollars ont été donnés via la plate-forme par plus de 50 millions de donateurs distincts. »  Présentement, si vous vous rendez sur le site, vous devez faire une recherche tellement il y a de causes.

Je ne désire pas faire le procès des causes qui se retrouvent sur ce site ou du site en lui-même.  Je me questionne seulement où nous en sommes en tant que société.

Je sais ce que c’est que de vivre des problèmes financiers et de devoir revoir en entier son budget car depuis maintenant 4 ans et demi, je suis invalide et à la maison à cause de mon cancer.  Par contre, quand on se réorganise et qu’on en parle autour de soi, on peut trouver des ressources.

Je ne dis pas que c’est facile mais, personnellement, je trouve que les gens sont rapides à demander de l’argent via des sites de sociofinancement.  À une certaine époque, l’entraide existait et c’est vers cela il me semble que l’on doit tendre.  Dans le cas de l’agriculteur dont je vous parle plus haut, j’ai lu un commentaire d’un voisin qui est prêt à se rendre à chaque jour prendre soin des bêtes que cet homme possède.  Ce sont des gestes comme celui-là qui nous amènent, il me semble, beaucoup plus loin en tant que société que de donner de l’argent en croyant que ça règle tout.

L’argent ne fait pas le bonheur comme on dit !  Il est vrai qu’il est utile d’en avoir, mais retournons donc aux valeurs que l’on a oubliées et délaissées et  peut-être y trouverons-nous un bonheur plus durable.

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