Le Musée du Haut-Richelieu d’hier à aujourd’hui Quand l’histoire se marie avec la modernité !

 

 

La naissance du Musée

En 1970, la Société d’histoire projette d’établir un musée historique à Saint-Jean-sur-Richelieu. En 1971, sept étudiants en histoire du Cégep de Saint-Jean, reçoivent une subvention pour monter le projet. La première exposition s’installe du 8 au 22 août 1971 à la gare du Grand Tronc, angle des rues Jacques-Cartier et Frontenac, appelée pour l’occasion : Musée de la Gare.

En 1976, Jean-Yves Théberge, Pierre Dion et Réal Fortin, reprennent le projet en main. Ils veulent obtenir un local permanent. Le maire Ronald Beauregard et le conseil municipal leur concèdent l’étage de l’édifice de la Place du Marché. Le 19 juin 1979, on inaugure le Musée régional du Haut-Richelieu, au 182, rue Jacques-Cartier Nord. 

Un Musée en évolution

Le Musée du Haut-Richelieu s’installe dans l’édifice du Marché public construit entre 1858-1859, bâtiment recouvert de briques rouges. Cet édifice servait également à des spectacles et des réunions, dont les séances du conseil municipal, avant la construction de l’hôtel de ville. 

Le Musée n’occupe d’abord que l’étage de l’édifice, lieu de l’ancienne boucherie. À compter du 9 octobre 1991, on lui concède tout le bâtiment. Et en 2003, on lui offre aussi la Place de la pompe, construite en 1876, située à l’arrière, sur la rue Longueuil. On relie les deux bâtiments en comblant l’espace des écuries qui les séparait autrefois. D’importantes restaurations prennent alors place pour unifier le nouveau concept muséal désigné monument historique en 2010 par la municipalité de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les travaux s’échelonnent de 2013 à 2016. La ville ajoute une marquise au dessus de l’allée avant et sur le côté du bâtiment pour abriter les étals du marché public qui y prend place le samedi et le mercredi. On y rapatrie aussi la fontaine autrefois située sur la place du Marché afin de faciliter la circulation sur la rue et en éviter les bris.

 

 

Le Musée aujourd’hui

L’accueil et la boutique qui regroupent livres, cartes postales et poteries, occupent la partie avant du rez-de-chaussée du Musée. La salle d’exposition temporaire se trouve juste derrière. Ces aménagements s’y perpétuent depuis 1991. On y ajoute l’atelier de céramique en mai 2002. Dans la partie mitoyenne où se trouvaient les écuries, on vous invite à prendre une « douche sonore » pour entendre des anecdotes, jouées par des comédiens, qui permettent d’entrer dans le secret du confessionnal, de se transporter à un jour de marché public, d’aller à la pêche ou à se tremper dans le trafic d’alcool, à l’époque de la prohibition. Puis, vous arrivez dans la belle grande salle de l’exposition régionale, dans le bâtiment qui a logé le poste de police et de pompiers pendant quatre-vingts ans, signé par l’architecte François-Xavier Mailhot. Vous y découvrirez nombre de différents aspects de notre belle région, subdivisés par localités et par thèmes. Dans la section sur les patriotes, les noms de mon ancêtre Jean-Baptiste Chicoine dit Dozois et celui d’un de ses fils, y figurent. 

Vous y voyez une section sur les machines à coudre Singer, entreprise établie à Saint-Jean-sur-Richelieu, de 1904 à 1986. Le tableau de Félix Gabriel Marchand, peint en 1897, un homme de Lettres originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu qui s’est démarqué par ses implications politiques, dont de devenir Premier Ministre du Québec de 1897 jusqu’à son décès, en 1900. La fameuse pompe Silsby de 1876, chauffée au charbon et tirée par des chevaux, inscrite au Registre des biens culturels du Québec depuis 2009, dont il ne subsiste que quatre exemplaires au Canada, y trône également depuis 2017, au coeur de la nouvelle exposition.

L’étage du Musée

Une salle multidisciplinaire récemment aménagée, se trouve à l’avant de l’étage du Musée. Mais, à l’arrivée sur le pallier, on met l’accent sur le transport ferroviaire et la navigation qui ont contribué au début du XXe siècle, à faire de Saint-Jean-sur-Richelieu la 3e ville en importance au Canada, avec un port qui se situait pour sa part au 4e rang, ville dont les industries de la poterie lui ont valu l’appellation de Capitale de la céramique. La grande salle située juste derrière cette partie, vous démontre de magnifiques pièces de poterie commerciales et artisanales d’ici et d’ailleurs. Soixante-deux poteries occupaient le Haut-Richelieu entre 1840 et 1944, réparties à raison de 45 du côté de Saint-Jean et 17, du côté d’Iberville. Pour n’en mentionner que quelques-unes, la pionnière Farrar et ses pots de grès dans les années 1850, qui, avec MacDonald, contribue à l’introduction de la faïence blanche, créant de fines vaisselles et des bustes, à compter de 1873. Et la Crane, 1920-2001, bien connue pour ses équipements sanitaires, mais qui fabriquait même d’élégants vases tels que vous pourrez en voir à l’exposition. Mais bien-sûr, autant au niveau de la navigation que de la poterie, Les Premières Nations nous avaient précédés. Le Richelieu a même porté le nom de rivière des Iroquois. Les iroquoïens, devenus plus sédentaires, en plus de s’adonner à l’agriculture, façonnaient de la poterie. Le sol glaiseux de la région devait y contribuer.

Les activités

Le Musée du Haut-Richelieu ouvre du mardi au dimanche. Le premier dimanche du mois, on y reçoit les visiteurs sans frais. En plus des visites libres et guidées, vous pouvez venir y décorer une pièce de céramique en savourant un délicieux chocolat chaud et y faire organiser des fêtes d’enfants. On vous y proposera de nouveaux ateliers en dessin urbain dès le printemps. Et on vous prépare un rallye historique pour l’été. Vous pouvez aussi contribuer à l’essor du musée par différentes donations dont pour l’encan silencieux qui se tient annuellement. Pour en connaître davantage sur les expositions, activités et horaires, consultez le site www.museeduhaut-richelieu.com ou au 450 347‑0649.

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