La fleur du temps* !

« La fleur du temps pousse à mon pied

J’ai beau ne pas la reconnaître

Lui fermer l’œil et la fenêtre

Lui fermer l’âme et le soulier

La fleur du temps pousse à mon pied…

…Elle pousse d’autant plus belle

Que je m’exerce à l’écraser

…N’en soyez ni triste ni morose… »

(Gilles Vigneault*)

Les maux du vieillissement nous inquiètent davantage à mesure qu’on vieillit. En vieillissant on se fragilise, ce qui rend conscient qu’il y a un terme à la vie.

Guérir de la vieillesse en
déménageant ?

On ne guérit pas de l’usure… en se déracinant.

C’est la mode aujourd’hui – mais ce n’est pas une panacée – de quitter sa maison pour aller vivre dans un établissement d’aînés, où on mange « comme au restaurant » et où on peut danser avec un tendre partenaire comme dans les annonces télévisées.

Déménager pour simplifier
sa succession ?

Ça ne sert à rien non plus de déménager sous prétexte qu’on ne peut réparer soi-même le vieux toit de sa maison ou autre complication souvent exigée par les assurances. Occupez-vous donc vous-même de faire réparer ce toit ou autre réparation, sans attendre « que les enfants le fassent ». Il y a des coûts mais ils sont moindres qu’un déménagement (et ils seront déductibles d’impôt).

Profitez du temps libéré pour relaxer, sortir marcher et jouir du soleil (oui, il y a des jours ensoleillés).

La comédie, la musique et la danse

De ma fenêtre, je vois un bel achalandage à la bibliothèque et aux spectacles. La ville en offre un bon choix à notre portée, souvent dans nos moyens.

Avec le vieillissement de la population, peut-être qu’un jour il deviendra rentable ou au moins faisable d’offrir du théâtre en matinée pour en faciliter l’accès.

Peut-on vieillir… seul chez-soi ?

On ne repassera plus sur la route qu’on a franchie hier, surtout pas sur celle où on courait allègrement. Toute la vie on a eu à s’adapter…aux écoles, au travail, au(x) conjoint(s)…ou à la solitude. Ben quoi, c’est pareil.

Profitez au mieux de l’énergie qui vous reste… et exploitez-la tant que vous en avez le privilège.

Le soir, chassez les soucis et dormez. Si le sommeil tarde, rappelez vos plus jolis souvenirs, ceux qui vous font toujours sourire, même dans vos rêves. On n’est jamais seul avec nos bons souvenirs. Les mauvais, c’est simple, oubliez-les ; rien de plus facile.

Rêvez plutôt…

…des enfants qu’on a tendrement bercés, auxquels on a appris à lire, chanter, dessiner, tout, etc.

…les fraises des champs, la fierté – et la touchante maladresse – des spectacles d’enfants, les vacances à la mer, les pêches miraculeuses…

…les arbustes qu’on a plantés… qui sont devenus de beaux arbres matures.

…le cabanon – si péniblement construit, une planche à la fois, puis finalement peinturé… et même enfin rangé

… l’impressionnant cours d’eau qu’on a osé franchir, la montagne fièrement escaladée,

…la vieille clôture trop souvent enjambée…et cent fois réparée

Quels jolis souvenirs que ceux-là !

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