Jouer

Voilà un verbe qui semble banal et simple et pourtant ! J’écris cet article aujourd’hui suite à la lecture récente d’une étude d’une chercheuse de la Colombie-Britannique qui juge que le ballon-chasseur, « pratiqué depuis des générations entre deux équipes qui se lancent un ballon afin d’éliminer les joueurs de l’équipe adverse, comme une « intimidation légalisée », un « instrument d’oppression ». (Joy Butler)

Moi qui adorais ce jeu lorsque j’étais au primaire, de lire quelque chose du genre me fait un peu sursauter. Je l’avoue, je faisais partie des personnes qu’on ne choisissait pas en dernier pour faire partie de son équipe car j’avais une méchante « garnotte » comme qui dirait. Je sais bien que plusieurs ont reçu des ballons dans le visage de la part de nous, francs-tireurs, parce qu’ils avaient peur d’attraper notre puissant lancer.

Par contre, je me dis que lorsque nous sommes rendus à regarder les jeux des enfants et à leur donner des qualificatifs comme ceux mentionnés, je pense que nous venons de perdre l’essence même du jeu.

Je crois que c’est en voulant éliminer des jeux que l’on se retrouve avec des enfants qui s’installent derrière une console de jeux au lieu d’être dehors à s’amuser. Jouer pour moi représente une forme de liberté. Quand on joue, on ne pense pas, on s’amuse.

Alors, s’il-vous-plaît chercheurs, arrêtez de voir des problèmes là où il n’y en a pas ! Chaque jeu apporte ses points forts et ses points faibles ainsi que ses risques de blessures et de petites chicanes entre enfants. Par contre, cela n’empêche pas l’enfant de faire le choix de jouer ou non à un jeu. L’important, ce n’est de ne pas d’éliminer des jeux qui peuvent apporter quelque chose même s’ils sont jugés violents par certains.

Alors sortez, jouez et amusez-vous ! C’est comme ça que nous apprenons !

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