Démarches artistiques

« À chacun son style… »

Caro Brousseau

Native de Stanbridge Station, Caroline Brousseau, dessine, écrit, vit entourée de musique. Elle commence à peindre à l’âge de quatorze ans alors que sa grand-mère lui fournit tout le nécessaire. Caroline peint alors la belle campagne qui l’entoure, en duo. Mais elle aime s’évader dans l’imaginaire, ajouter des éléments à ses toiles qui ne font pas partie du paysage.

Vers l’âge de vingt ans, elle adopte l’acrylique, plus tendance, plus rapide au séchage. Elle peint par taches de couleurs. Cette nouvelle démarche abstraite s’apparente davantage à sa personnalité. Maintenant à Granby, cette jeune peintre autodidacte continue d’apprendre par expérimentation. Elle qualifie ainsi son œuvre de plus humaine, spirituelle, ressentant le besoin de faire ressortir tout ce bouillonnement intérieur. Des visages et des paysages s’ajoutent graduellement sur ses toiles. Elle les trace à l’encre avant d’appliquer sa couleur, guidée par l’inspiration du moment. Elle commence à exposer en 2016 lors du Symposium Couleurs Urbaines et au Presse Café, à Granby. Elle remporte le prix Coup de cœur du jury au Concours Vocation en Arts du Carrefour Jeunesse Emploi de Granby. En 2017, en plus de multiplier ses expositions, elle se mérite une Mention d’honneur de Césure, site Internet pour les artistes professionnels. Puis, elle s’accorde une pause pour réaliser la plus belle œuvre de sa vie, sa petite fille Romy, maintenant âgée de près de trois mois, avant de devenir l’artiste principale de l’exposition collective d’automne de l’ESPACE MÖICO.


Pierre Cavale

Pierre Cavale, artiste et communicateur multidisciplinaire, commence sa carrière comme acteur au début des années 1980. À travers tous les métiers qu’il pratique, il se définit par un seul mot : conteur. En mots, en musique, en images, il raconte le monde tel qu’il le perçoit, en s’attardant aux petits détails, aux gestes indicibles, aux regards furtifs… Il aborde les métiers de cinéaste et photographe au détour des années 2010. Derrière la caméra, il s’accorde la permission d’observer le monde tout à sa guise. Il prend conscience à quel point cela le rend heureux de soutirer du moindre geste, de la moindre lumière, un état de grâce que lui seul a pu remarquer, spectateur ravi au cœur du cyclone. En photo, il n’a de cesse de débusquer l’inaperçu. Il s’emploie à capter avec le plus de justesse possible les lieux et les gens tels qu’il les découvre mais surtout, il prend un malin plaisir à traquer la beauté partout où les autres ne perçoivent que de l’ordinaire, voire du laid. Sa récente série sur les iris fanés illustre parfaitement cette démarche. Les pétales vieillis, devenus filandreux, diaphanes par endroits, gluants par d’autres, nous proposent une magnifique métaphore sur la capacité de renouveau de la vie jusque dans ses derniers retranchements. Il a composé un poème à ce sujet. Le titre de chacune des œuvres qu’il présente pour la première fois, à l’ESPACE MÖICO, est tiré d’un passage de ce poème. Aveugle au jugement « Être aveugle au jugement et changer nos regards / Être soi, être belle, être belle en soi / Être tout à la fois tout en soi et soi en tout / Être tout à la danse de l’impermanence / Être bien dans sa chair, sans souci de plaire / Être soi jusqu’à plus soif / Accueillir la lumière / S’offrir à l’Univers.

Christiane Litalien

L’artiste peintre Christiane Litalien vit dans la nature entre montagne et rivière, ce qui influence sa palette artistique où les couleurs terre dominent. Dans cette exposition, elle nous présente une série de portraits oniriques, tous peints à l’acrylique, auxquels elle a ajouté des textures organiques. Elle s’en sert pour provoquer des accidents de parcours qui l’amènent à pousser toujours plus loin sa créativité.

Elle se plaît à explorer d’autres médiums comme l’huile, l’aquarelle, l’encre et le graphite pour créer des mondes souvent plus réalistes. Ses tableaux racontent la beauté de l’humain et de la nature au-delà de la banalité des apparences. Ces dernières années, elle avait quelque peu mis de côté pinceaux et crayons au profit de la tablette graphique et de la photo, en plus de l’enseignement. Elle a même entamé une incursion en cinéma en tant que directrice artistique et scripte. En 2016, elle a coréalisé avec Pierre Cavale le long métrage documentaire « Le Portugal, un grand petit pays ». Mais l’appel de la peinture se faisant à nouveau pressant, elle y revient et marque le coup par cette présence à l’Espace Möico, en duo, pour la première fois avec son complice de vie depuis plus de vingt-cinq ans ! Le tableau qui me touche le plus au niveau des œuvres présentées s’intitule Naissance : un beau visage de femme appelé par la mer. Christiane l’a peint alors que sa fille approchait de la date de son accouchement, aux Îles-de-la-Madeleine.

La plupart du temps, quand elle commence une œuvre, Christiane ne pense pas à un thème particulier. Elle travaille par couches, et les premières confèrent à l’œuvre un aspect plutôt abstrait. C’est au détour des jeux de textures, de formes et de taches de couleurs qu’elle perçoit un sujet et qu’elle s’emploie à le mettre en valeur. S’il lui arrive d’élaborer un sujet préétabli, elle ne se limite jamais à le reproduire tel qu’elle le voit. Elle cherche plutôt à composer un ensemble afin de raconter un moment de grâce, observé ou vécu.

Exposition et Café d’Artistes

Ces trois artistes exposent à l’ESPACE MÖICO jusqu’au 16 novembre et vous invitent à venir les rencontrer, en compagnie des autres participants de l’exposition, lors du premier Café d’Artistes qui s’y tiendra, samedi 27 octobre, de 13 h à 16 h. Mavra, Pierre Sigouin, Gabriel Landry, Moba, Maria Carmen Miras, Johanne Richer et autres, complètent la brochette des artistes invités. Bienvenue à tous ! Entrée libre ! 100, rue Richelieu, suite 220, Saint-Jean-sur-Richelieu. www.espacemoico.com culture@espacemoico.com

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