Cheertanik : une école de haute volée !

Anika Bélanger, présidente et entraîneure, posant fièrement en compagnie de jeunes

Flip, vrille et pyramide : voilà ce que les élèves de l’école de cheerleading Cheertanik pratiquent chaque semaine en vue de se perfectionner… et de compétitionner, car ce sport a bien changé et ouvre maintenant plusieurs perspectives. Anika Bélanger, présidente, nous en parle…

Parlez-nous des spécialités de Cheertanik, si vous le voulez bien…

Pour résumer, il s’agit d’une école d’entraînement qui regroupe trois disciplines : le cheerleading, la trampoline et le tumbling, terme anglophone qui signifie gymnastique et culbute au sol. Les deux dernières activités servent à l’exécution de chorégraphies pour le cheerleading, pour être plus précise.

Parlez-nous de la clientèle… seulement des filles ?

Environ 95 % sont des filles. Toutefois, on remarque que de plus en plus de garçons joignent les rangs. Le cheerleading a beaucoup évolué au cours des dernières années, mais il reste stigmatisé par l’esthétique des pompons associée aux équipes sportives et aux meneuses de claque, mais ce n’est plus seulement que ça. En fait, aux Jeux Olympiques de 2024, le cheerleading sera reconnu en tant que discipline olympique à part entière. Plus que jamais, c’est devenu une discipline rigoureuse, qui demande beaucoup d’entraînement, de concentration et de musculation.

Qu’est-ce qui attire les garçons ?
Cette nouvelle possibilité de compétition ?

Généralement, ils viennent dans un premier temps pour suivre des cours de tumbling. Et là, ils voient les filles… (rires) Ensuite, c’est souvent les filles qui vont chercher les gars car elles ont besoin de force pour effectuer certains mouvements, certaines chorégraphies. C’est souvent à ce moment que les membres masculins joignent l’équipe de manière permanente. Je crois que l’aspect compétitif en rejoindra plusieurs. D’ailleurs, en avril 2017, c’est une équipe québécoise, les Flyers All-Starz Montréal (Knockout), qui a remporté le Championnat mondial tenu à Disneyland, en Floride.

Comment fonctionne les programmes ? Quelle en est la durée ?

Tout dépend toujours de ce que l’athlète désire accomplir et de son expérience sportive. Récréatif, précompétitif, compétitif ? L’an dernier, nous avions deux équipes de compétition. Nous en sommes actuellement à trois. L’école offre différentes catégories et différents niveaux. Selon l’âge et l’expérience. Par exemple, les niveaux 2 et 4.2 sont offerts. Précisément, en termes de gymnastique, les deux sont équivalents, mais la différence tient dans la possibilité d’effectuer plusieurs figures plus évoluées dans le 4.2 : montées, propulsions, pyramides, projections, etc.

UN TEMPS ET UN LIEU

Quel est l’âge idéal pour débuter ?

Il n’y a pas d’âge pour débuter. Tout dépend de l’expérience et des objectifs de la personne. L’école offre le niveau 1 Mini, pour les 5 à 8 ans ; le niveau Youth, pour les 11 ans et moins ; le niveau 2 Junior, pour les 14 ans et moins ; le niveau Senior, pour les 18 ans et moins. On va ensuite vers l’Inter, pour les 14 ans et plus. En ce moment, dans cette équipe, on compte une élève de 36 ans et une autre de 15 ans, ce qui donne une idée des possibilités. Il y a aussi la catégorie Mom & Dad, qui s’adresse aux 21 ans et plus avec enfant ou aux 25 ans et plus en solo. Peu importe l’âge, on observe la vérité suivante concernant le cheerleading, après un bout d’essai, on aime beaucoup ou aime pas. Ceux qui décident de poursuivre prennent leur entraînement au sérieux.

Quel est le lieu d’entraînement ?

Nous sommes situés dans le secteur Iberville, plus précisément au 353, rue Adrien-Fontaine, soit l’ancien bâtiment du marché aux puces situé près du Motel 35. La superficie de l’endroit est de 9990 pieds carrés. Il y a donc de la place et l’accès est très facile ! Il y a plusieurs élèves qui viennent de Chambly et de Carignan et qui apprécient ce fait.

Quel événement vient clore la saison ?

Un spectacle de fin d’année, qui se tient habituellement à la fin du mois d’avril ou au début de mai. Nous tenons également un gala honorifique pour les athlètes et les entraineurs. Par la suite, vers la fin mai, l’école tient des cliniques de perfectionnement pour ceux et celles désirant se présenter aux auditions d’admission, qui ont lieu au cours de l’été.

PLUSIEURS POSSIBILITÉS

L’offre s’étend aussi en dehors de l’école elle-même, non ?

Oui, nous devrions offrir le volet Sport-Étude pour la rentrée 2018-2019. Il faut savoir qu’avant de fonder Cheertanik, j’ai offert un cours de cheerleading bénévolement pendant trois ans dans une école primaire. Je croyais avoir une quinzaine d’inscriptions. J’en ai eu 64 la première année, 82 la seconde et 108 la troisième. C’est à ce moment, en 2015, que nous sommes allés aux compétitions du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) et y avons remporté la Médaille d’or.

J’avais une banque d’entraineures et j’ai pu en référer à différentes écoles, dont Prés-Verts et Sacré-Cœur. Au cours de cette période, en novembre 2015, nous avons fait la mi-temps des Géants. Nous avons aussi eu des demandes des écoles secondaires pour livrer des prestations pour différentes équipes de football.

Croyez-vous que le cheerleading devrait dépasser le simple cadre du football ? Pour le soccer, par exemple ?

Oui. Cela donnerait peut-être une contexte encore plus familial aux sorties sportives : le fils joue au soccer ou au football, et la fille est dans l’équipe de cheerleading !

 

Le ciel n’est pas une limite pour les élèves de l’école de cheerleading Cheertanik !

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