Changement de décor sur ma rue ce matin

Cette blanche neige si jolie à voir tomber en dansant, si aérienne et tentante qu’on avait envie de la manger, cette jolie neige était justement si aérienne que déjà elle s’est envolée. Elle n’a pas fondu pour tous. Elle a fondu… en ville.

La neige n’a pas fondu partout. Et ça, c’est très parfait pour les amateurs de sports d’hiver et les endroits de villégiature. C’est un des nombreux privilèges de notre beau climat…que plusieurs nous envient : un climat tempéré. Mais nous avons plein d’autres privilèges. Parlez-en aux populations errantes qui fuient actuellement la guerre pour se jeter dans un autre guêpier…

Quant aux citadins que nous sommes, plusieurs ont soupiré. Il a fallu sortir la pelle cachée dans le cabanon au fond du jardin enneigé, la tuque, les bottes, le foulard, les mitaines et le sel, alouette, et ouf !

C’est drôle on dirait que la première bordée de neige, c’est une surprise chaque année. Curieux ! (…le joli mot bordée -québécisme- va-t-il disparaître avec le réchauffement de la planète ?)

Gros Minou est revenu

Un dimanche, la neige tombe à plein ciel, le dimanche suivant, on pourrait manger dehors. Ou presque. La preuve : Gros Minou, un clochard notoire, avait disparu quand la neige tombait à plein ciel ; ce matin, il était là.

Gros Minou est donc revenu dormir au soleil sous ma fenêtre. Il ne dormait que d’un œil, à l’affut d’une porte qui s’ouvre et du plat de grains qu’il espère. Mais chut, c’est un sujet tabou. Il est interdit de nourrir les chats errants…car – évidemment – si on se met à nourrir les chats errants, je me demande bien qui aura intérêt à chasser les souris ?

Quant aux piétons…

Quant aux piétons, vous devriez les voir en ce lundi matin. Libres comme l’air, le manteau mal fermé, ils gambadent presqu’en s’en allant travailler. Ils n’ont pas eu à pelleter pour sortir de chez eux, la vie est belle. Ils déambulent sur des trottoirs bien secs, bien déblayés. Assez inconscients je pense, ils trouvent absolument normal qu’on leur ait rendu l’accès partout, comme si rien ne s’était produit, comme si la neige n’avait dérangé personne, comme si ça se faisait tout seul. Nous sommes tellement gâtés !

Ah, ces citadins ! Il y en a même qui chantonnent, les mains dans les poches en marchant rapidement vers le boulot. Visiblement, c’est un joyeux lundi matin.

Pendant ce temps…

La montagne est en fête. Luge, skis et autres semblables ont dévalé les pentes. Les skieurs se sont amusés comme des fous dans cette neige si tentante, si brillante au soleil sur les petites branches d’arbre ! Un ravissement !

Savez-vous combien de pays nous envient pour ce climat, pour ces grands espaces, pour cette insouciance, pour ces matins heureux, pour ces tables garnies, etc. etc. etc.

On ne peut pas nourrir la Terre entière mais sans bouger de chez-nous, on peut bien partager un peu, non ? (La Guignolée s’en vient)

Assurez-vous toutefois de préserver sérieusement le fragile environnement qui permet nos conditions de vie.

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