Bonne fête maman !

Au Liban, on ne se casse pas la tête pour la date de la fête des mères. C’est une date toujours fixe : le 21 mars, premier jour du printemps. Celle des pères est fixée le 21 juin, premier jour de l’été. Quand on avance dans l’âge, on apprécie chaque occasion qui tisse des liens chaleureux et solides entre les membres d’une famille.

Vous ne pouvez pas imaginer l’engouement qu’ont les Libanais pour cette fête. Petits et grands, quels que soient leurs moyens, mettent du leur dans cette fête consacrée à cet être qui symbolise plus que quiconque depuis toujours dans l’Histoire de l’Humanité et dans toutes les religions le summum de la générosité, du sacrifice et de l’amour. Cette année, je suis heureuse de célébrer cette fête au Liban avec mes sœurs et toutes les femmes libanaises. J’ai toujours célébré cette fête 2 fois par an, une avec le Liban et l’autre avec le Canada. Les libanais aiment festoyer et profiter de chaque occasion pour se retrouver en famille. C’est un peuple démonstratif et extraverti. Dès le début du mois de mars les publicités à la télévision, les journaux et les autres réseaux de communication sont axés sur cet événement qui vénère les mères et reconnait la noblesse et le dévouement de leur rôle dans la vie familiale et la société. Les centres commerciaux, les vitrines des magasins, les boulangeries, les fleuristes, les bijoutiers et plusieurs autres institutions et commerces se mobilisent pour afficher leur participation dans cet événement. Les familles s’organisent : célébrations en famille ou bien dehors, d’ailleurs plein de restaurants sont déjà complets. Plusieurs évènements artistiques et musicaux sont prévus pour cette belle occasion.

Je me souviens que le parfum que j’achetais à ma mère était « Soir de Paris ». Aussi, avec mes sœurs et mon frère, on préparait le taboulé (salade de persil libanaise) et on commandait un gâteau aux fraises de la boulangerie locale. Que de beaux souvenirs qui me reviennent en mémoire quand ce temps arrive.

Cette année, j’en profite étant déjà au Liban pour visiter la tombe de ma mère et de faire une prière pour son âme en lui souhaitant une bonne fête et je sens qu’elle va m’entendre, car l’amour d’une mère est éternel. Que le bon Dieu bénisse toutes les mères du monde.

Je dédie ce poème à ma mère et la vôtre bonne lecture.

Près d’une Mère, oh !
C’est le doux bonheur
Qu’on goûte en paix dans
cette triste vie ;
À ses côtés un pauvre enfant oublie
Sa pauvreté, sa peine
et son malheur ;
On se confie à sa voix
douce et chère,
À son amour, à ses soins,
à ses vœux :
Toujours, toujours on vit
calme et joyeux 

Près de sa Mère.

Près d’une Mère, oh !
C’est le doux plaisir
Que sur la Terre un cœur
aimant éprouve ;
Dans le malheur c’est elle
qui nous trouve
Ces mots charmants
qui parlent d’avenir !
Quand à Marie elle fait sa prière,
Elle redit le nom de son enfant :
Toujours, toujours
on a le cœur content 

Près de sa Mère.

Près d’une mère, oh !
C’est le plus grand bien !
Dans la douleur sa voix
est un dictame,
Elle adoucit tous les maux
de notre âme ;
Dans la misère, oh !
C’est un doux soutien,
Son regard chasse une pensée amère, Comme à sa voix le bonheur est nouveau Toujours, toujours l’avenir paraît beau 

Près de sa Mère.

Jean Lacou

N.B. Quand vous lirez ces lignes je serai, si le bon Dieu le veut, de retour au Québec. J’ai hâte de prendre le journal, Le Courrier, entre mes mains et le feuilleter. Rien n’égale le plaisir de toucher le papier. Le virtuel c’est pratique quand on n’a pas accès au réel, mais ce n’est pas aussi satisfaisant. 

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