Aurélie Rivard, en route pour les Jeux paralympiques de 2020

À seulement 22 ans, la nageuse Aurélie Rivard possède une feuille de route impressionnante en cumulant les records depuis dix ans avec l’équipe nationale. Loin de s’asseoir sur ses lauriers, l’athlète s’entraîne intensivement au Centre de haute performance du Québec à Montréal, six journées par semaine sauf le dimanche, tout en faisant une mise à niveau à l’Université dans le but de poursuivre des études en droit. Avant son départ pour une compétition en Europe le week-end dernier, elle a accepté de nous accorder une entrevue.

Dans la famille Rivard, le sport a toujours occupé une très grande place. «Gymnastique, soccer, ski alpin, danse, natation, ma jumelle Charlotte et moi, avons toujours baigné dans le sport. Mon père est un vrai passionné et a déjà joué pour les Castors de la LHJMQ étant jeune» explique Aurélie. «On préférait regarder RDS et les matchs du Canadien, au lieu de regarder des comiques ou des émissions jeunesse. À cette époque, on connaissait le noms des joueurs, leurs numéros, leurs positions, etc.»

Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, elle vient voir ses parents régulièrement une fois par mois. «Mon endroit préféré, c’est le Vieux-Saint-Jean. J’adore manger au bistrot Manneken Pis et me promener ou patiner sur la bande du canal. C’est accueillant et chaleureux!» mentionne-t-elle. «J’ai peu de temps libres, mais dès que je le peux, je passe du temps avec ma soeur, mes amis. J’aime découvrir des restos, parler d’autres choses, magasiner. Quand je voyage pour le sport, je n’ai pas vraiment le temps de visiter. Mais j’adore voyager!»

Les deux exploits sportifs dont elle est la plus fière

. Sa médaille d’or à Rio en 2016 au 400 mètres. «Un parcours pas facile. »

. Sa qualification à 16 ans pour les Jeux paralympiques de Londres en 2012, après une période difficile dans sa jeunesse. «Ça a confirmé que j’ai eu raison de m’entraîner. Ça m’a enlevé beaucoup de pression. J’étais très fière!»

Au sujet de l’intimidation

Récemment, elle s’est ouverte, dans une entrevue à CBC, sur l’intimidation qu’elle a subie dans son enfance en raison de sa malformation à la main gauche et qui a failli la faire renoncer à la natation. «En parler, a eu un effet thérapeutique. Moi, j’avais classé ça! Maintenant, ça m’aide à comprendre des choses différentes sur moi et sur les autres. J’ai reçu plein de messages. Je sais que ça aide d’autres personnes qui ont vécu la même chose. Moi, à 12 ans, je cherchais des modèles. Il faut s’écouter. Ne pas laisser les autres te dicter ta conduite. Aujourd’hui, je suis capable de détecter les mauvaises personnes. Je suis quelqu’un de très honnête. C’est pour cette raison que j’ai du couper les ponts avec certaines personnes toxiques et c’est bien mieux ainsi!» conclut la jeune athlète qui est l’une des meilleures paralympiennes au monde.

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