Art visuel: Michel T. Desroches, un nom à retenir

Si Corno et Marc Séguin sont des noms qui brillent au firmament de l’art visuel au Québec, celui de Michel T. Desroches est en train de conquérir le coeur de plusieurs collectionneurs à travers le monde et ce, depuis à peine deux ans. En effet, de Marbella à Shanghai, de Paris à Los Angeles, ses oeuvres connaissent un succès fulgurant.

Nous avons rencontré l’artiste de 49 ans samedi dernier, dans son loft industriel et lumineux à Saint-Jean-sur-Richelieu, là où il habite et peint. «Saint-Jean, c’est la tranquillité, le calme. Tous les jours, je vais dessiner dans un café. Étrangement, j’ai besoin de la fébrilité des lieux publics pour me concentrer. En observant autour de moi, je croque des parties de visage, des expressions faciales aussi. Je suis comme un collectionneur. Depuis que j’habite le studio, j’ai commencé à mettre de la couleur dans mes oeuvres ce qu’il n’y avait pas avant», témoigne-t-il d’emblée.

Il faut savoir que les visages sont au coeur même de l’oeuvre de Desroches, ainsi que les lignes d’ailleurs. De grands traits, à gauche à droite, en haut en bas, donnant une impression de chaos mais conférant surtout une puissance brute au tableau. Une intensité. «Je me vois un peu comme un chef d’orchestre. Au lieu d’avoir une baguette, je tiens un pinceau. Je veux que les gens se questionnent en regardant mes peintures. J’aime l’idée qu’un jeu, un dialogue s’établisse entre eux et moi», explique l’artiste originaire de Montréal qui a longtemps exercé le métier d’art thérapeuthe en santé mentale. À la lumière de ce fait, l’on comprend mieux pourquoi l’émotion est si présente dans son oeuvre.

Comme beaucoup d’artistes, Michel T. Desroches a connu la reconnaissance sur le tard. Également sculpteur, photographe et même musicien à ses heures, Desroches a beaucoup travaillé en faisant de nombreux sacrifices pour en arriver là où il est actuellement, et pas toujours dans les meilleures conditions. Heureusement, Louise Lefebvre, sa compagne (elle-même spécialiste en créations florales) a été la première à croire en lui et n’a jamais cessé de le pousser, de l’encourager. «Elle fait partie de mon succès!», affirme celui dont le style se situe entre figuratif et abstrait. 

En 2017, un agent californien voit ses toiles sur Instagram et c’est le coup d’envoi de sa carrière internationale. «Au début, quand celui-ci m’a contacté, je n’y croyais pas. Je pensais que c’était une farce… Puis je me suis vite rendu à l’évidence que son intérêt, c’était du solide» se souvient Desroches, qui depuis, cumule les expositions en solo ou en groupe partout sur la planète, et est bien obligé de prendre l’avion, et ce même s’il déteste voyager, pour être présent lors des vernissages. Bref, la vie est bonne pour Michel T. Desroches qui prépare en ce moment sa prochaine exposition au Vietnam. Se décidera-t-il à s’y rendre? Qui sait… Rappelons qu’à Saint-Jean, Michel T. Desroches est représenté par la Galerie du Vieux-Saint-Jean et à Montréal, par la Galerie MX.

Pour en savoir plus, consulter son site Internet au: http://www.micheldesroches.ca

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