55 millions pour les infrastructures dans la circonscription d’Iberville

Le programme fédéral de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ) 2019-2023 versera 55 M $, à 16 municipalités de la circonscription d’Iberville pour la réfection de leurs projets d’infrastructures prioritaires.

Une somme de 55 402 499 millions a été approuvée dans le cadre du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence et de la contribution du gouvernement du Québec (TECQ) pour les cinq prochaines années. Ces sommes annoncées le 26 juin dernier permettront « aux municipalités de réaliser des travaux d’infrastructures liés notamment à l’eau potable, au traitement des eaux usées, à la voirie locale et au déploiement de réseau Internet à haute vitesse » nous dit Claire Samson, députée provinciale d’Iberville.

L’ensemble des municipalités du Québec se partageront la coquette somme de 3 415 milliards de dollars dans le cadre de ce Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec, dont 2 564 milliards de dollars proviennent du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence. Le Québec y injecte 851 millions de dollars. Selon Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, le TECQ permet aux municipalités de « compter sur une source de financement prévisible » et aux collectivités de « rénover et entretenir leurs infrastructures publiques » ajoute le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne. Parmi les 16 municipalités concernées, l’Ange-Gardien a reçu 1,33 M $, Henryville 970 000 $, Mont-Saint-Grégoire 1,4 M $, Saint-Alexandre 1,2 M $, Saint-Césaire 2,18 M $ et Venise-en-Québec, 1,03 M $.

La municipalité de Marieville a obtenu près de 4 M $ du TECQ. Joël Bélanger est le nouveau directeur général de cette ville de 10 000 habitants. Arrivé en poste ces dernières semaines, Joël Bélanger connaît la recette : « on est dans la réhabilitation et la mise aux normes. Dans la remise à niveau des infrastructures d’eau potable. »

Saint-Jean-sur-Richelieu obtient la part du lion de ce budget, soit 34,6 M $. Mais pour savoir où ces sommes seront investies, il faudra que les différentes directions de la ville aient établi leurs axes prioritaires d’intervention. Pour David Lesnik, directeur du Service des Travaux publics à Saint-Jean, c’est le projet du nouveau garage municipal. Une somme de 10 M $ devrait être consacrée en 2020 à ce projet de 42 M $ voté au dernier PTI de la ville. M. Lesnik affirme que cela en vaut l’investissement : « remettre à jour tous nos bâtiments actuels, coûterait près de 30 M $ juste pour se remettre aux normes ». Il faut savoir que la ville est propriétaire de 170 bâtiments dont certains ont près de 60 ans. La ville qui devrait l’an prochain produire « un plan directeur immobilier complet de la ville » afin de connaître l’état exact de chacun d’eux.

Benoit Fortin est directeur du Service des Infrastructures et de la gestion des eaux à Saint-Jean. Il est bien conscient, lui aussi, des paramètres imposés par le TECQ. « On doit avoir un rayon X complet de notre territoire qui identifie les priorités d’intervention ». Le programme TECQ qui oblige la ville à prioriser et dans l’ordre, la nature de ses interventions. La première consiste à la mise à niveau de ses usines d’eau potable et stations d’épuration. La ville est bien avancée dans ce dossier, tout comme dans son Plan d’intervention qui est l’exigence no.2 du TECQ. « Je suis en train d’éplucher mon plan d’intervention pour identifier où j’ai des codes rouges, pour être capable de dire au conseil, je vous recommande une programmation de travaux de 34 M $ pour tel ou tel projet… ». M. Fortin, prévoit être en mesure de s’attaquer à la réfection au remplacement d’égouts et d’aqueducs, des trottoirs et des chaussées. La rue Richelieu est sur cette longue liste de priorités. Le plan d’intervention devrait être soumis au Conseil de ville à la fin août et les sommes annoncées par le TECQ débloquées dès 2019.

excavator in action

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