Joyeux anniversaire à l’album qui m’aura changé pour toujours

 Face à la musique 

Le 10 septembre 1975, sortait l’album KISS Alive. Il s’agit d’un album double en spectacle (un débat qui n’en fini plus en fait tellement les rumeurs veulent que la seule chose qui soit vraiment « live » soit la batterie…) montrant le groupe dans sa zone de confort ; sur scène. Cet album allait changer la vie de bien des fans de musique rock, à commencer par moi.

Lorsqu’un cousin m’a donné cet album, qu’il n’avait pas apprécié (c’était en automne 1977), le garçon de 8 ans que j’étais allait changer, musicalement parlant, pour toujours. Jusqu’à ce moment, Harmonium était mon groupe fétiche. Bien que je n’aie JAMAIS renié le groupe québécois, c’est KISS qui allait forger mon identité musicale. Mais revenons-en à l’album lui-même. Il s’agissait du quatrième microsillon du groupe en moins de deux ans. Les trois premiers étant des albums studio n’ayant pas connu le succès escompté, la compagnie de disques, Casablanca Records, a tous misé sur cet opus. Avec Alive, il s’agissait de la dernière chance. Si celui-ci n’avait pas fonctionné, tout aurait pu s’arrêter là pour le groupe.

Mais à la grande surprise de tous, soit le groupe, la compagnie de gérance ainsi que la compagnie de disques, Alive se met à vendre, contre toute attente. Comme le groupe en est un de scène, l’album est le reflet d’un spectacle, feux d’artifices inclus. L’emballage est attrayant pour le public acheteur ; on y voit le groupe en pleine action (en fait, il s’agit d’une photo « studio ») et sur l’arrière de la pochette, on y voit une salle pleine à craquer ainsi que deux fans tenant une affiche faite de leurs mains qui deviendra légendaire.

Alive deviendra une référence pour les albums « en spectacle ». Auparavant, ceux-ci n’étaient vus que comme étant un moyen de faire de l’argent sans souci du détail ou contrôle de qualité. Alive, avec sa présentation « deluxe », établira la norme pour les prochains. Suivront d’autres albums « live » qui deviendront légendaires comme « Frampton Comes Alive » de Peter Frampton, « Live at Budokan » de Cheap Trick, « Seconds Out » de Genesis ou encore « Exit…stage left » de Rush.

Pour ma part, j’ai encore ma copie originale d’Alive. De vous dire qu’elle est usée à la corde serait peu dire…Bien que je m’en sois procuré plusieurs autres copies en vinyle, en plus d’une version CD remasterisée, j’ai néanmoins conservé cette première pour des raisons de nostalgie…quand celle-ci nous tient…

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