Stéphane Laroche répond à ses détracteurs : « j’ai été accusé à tort »

Au lendemain d’une journée particulièrement difficile, Stéphane Laroche a décidé de remettre les pendules à l’heure en répondant aux faits allégués dans un article paru dans La Presse du 4 septembre, article qui lui a valu d’être destitué à titre de candidat de la CAQ dans le comté de Saint-Jean.

« J’ai été victime d’un article peu élogieux à mon égard, une sorte de campagne de salissage, qui ne reflètent en rien la réalité des faits », soutient M. Laroche.

« La plupart des faits contenus dans l’article sont connus depuis longtemps, ce n’était pas caché. Dans le cas du contrôle des mineurs, par exemple, le journaliste relate les faits, mais oublie de mentionner que dans les rapports et conclusions du service de police, on peut y lire que le bar n’était pas en faute puisque les jeunes interpellés ont admis avoir utilisé de fausses pièces d’identité ou utilisé un stratagème de distraction pour entrer. Il est écrit, noir sur blanc, que nous avons fait notre travail ».

Ce que confirme Joany Piette, ex-employée qui a tenu le bar pendant 8 ans : « le contrôle était rigoureux. Il y avait une affiche à l’entrée qui spécifiait que deux pièces d’identité peuvent être demandées. Il m’arrivait aussi de demander une pièce d’identité avant de servir une personne, question d’être sûre ».

M. Laroche digère mal les termes employés dans l’article, plus précisément les mots acceptés, accueillis et tolérés en regard avec la présence de mineurs dans l’établissement. « C’est totalement faux, personne de l’équipe du bar O’Bock n’a jamais eu une telle attitude envers la clientèle. Puisque celle-ci est principalement étudiante et jeune adulte, chaque semaine, chaque membre de l’équipe est sensibilisé à l’importance de la vérification de l’âge. Malheureusement, en 2700 jours, il y a eu trois événements malheureux », souligne ce dernier.

« Tissu de mensonges »

Au sujet de l’absence d’équité salariale citée dans l’article, M. Laroche a eu ces quelques mots, sentis et ressentis : « Ce qui est arrivé s’explique ainsi : en 2015, la CNESST, qui gère ce dossier, m’a contacté pour que j’effectue un exercice d’équité salariale entre hommes et femmes. Je leur ai répondu que tout le monde est payé le même taux, vu qu’il s’agit d’un établissement à pourboire. On m’a répondu que tous les commerces de 10 employés et plus doivent s’y conformer. Après leur avoir dit que je n’avais pas 10 employés, on m’a indiqué qu’en décembre 2013, j’en avais 12 ou 13, et que donc je devais me conformer ».

Stéphane Laroche explique avoir demandé qu’on lui achemine les papiers à remplir. Une fois ceux-ci reçus, il déchante : « C’était d’une complexité renversante… Je leur ai téléphoné et rappelé que le bar comptait moins de 10 employés et que tout le monde est au salaire de base, sauf une personne, une femme, ma gérante ».

C’est à ce moment que le tribunal administratif du travail a procédé, à l’instar de Revenu Québec, à l’émission d’un jugement qui exigeait la tenue de l’exercice.

En se basant sur ce document disponible en ligne, les journalistes de La Presse en ont déduit « que le bar était fautif et qu’on payant moins cher les femmes que les hommes », note M. Laroche.

Ce que contredit Joany Piette : « Pendant toutes les années où j’ai travaillé au bar O’Bock, j’ai été payée le même salaire que les autres, jusqu’au moment où j’ai accepté plus de responsabilités et pour lesquelles ma rémunération a été augmentée. Rien à redire, tout a toujours été bien fait ».

De plus, on peut lire dans l’article que le journaliste a tenté de rejoindre Stéphane Laroche, en vain. « Personne ne m’a téléphoné avant la parution, mentionne M. Laroche. On a découvert plus tard qu’un message avait été laissé sur la page Facebook du bar, qui est fermée officiellement, mais qui reste disponible pendant 14 jours avant d’être retirée. Aucun autre moyen n’a été pris pour me contacter ».

« Un party différent, c’est tout »

L’article de La Presse fait également grand cas de la présence de petites personnes dans le cadre d’une promotion nommée La Nain-Jean-Baptiste, en référence à la fête du Québec. Encore une fois, plusieurs faits ont été omis. M. Laroche à ce sujet : « Les nains qui ont été engagés sont des comédiens professionnels spécialisés dans ce genre d’animation. Ils ont aussi travaillé pour le Festival Juste pour rire. À chaque année, j’ai dit à chacun d’eux avant le spectacle : si jamais vous entendez une remarque désobligeante ou que vous ne vous sentez pas à l’aise, venez me voir, et ce sera terminé. Mais, ils ont aimé l’ambiance, ont pris des selfies avec les gens. Tout s’est très bien déroulé. Où est le problème ? ».

Retrait de candidature

« Si j’étais à la direction de la Coalition Avenir Québec, vu les circonstances, j’aurais pris la même décision », confie Stéphane Laroche en regard au retrait de sa candidature par le parti de François Legault.

« Je ne suis pas la CAQ, je ne suis qu’un joueur. J’ai été accusé à tort, mais, pour moi, l’important c’est que l’équipe continue et gagne », conclut ce dernier.

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