Service aux citoyens ou partisannerie politique ?

Monsieur Berthelot,

Je ne suis pas un électeur de votre district électoral mais un citoyen qui est concerné par la sauvegarde des espaces verts.  Votre position concernant la destruction des Golfs de St-Luc ressemble étrangement à une démonstration de partisannerie politique plutôt qu’un souci d’équité sociale envers les citoyens de Saint-Jean-sur- Richelieu.

Comment souhaitez-vous atteindre votre but en cherchant une solution compliquée à un problème très simple ? Selon le rapport de vos experts, la Ville accuse un retard important d’espaces verts par rapport aux Villes comparables modernes qui sont soucieuses de la qualité de vie de leurs citoyens. J’ai déjà été recruté par le Ministre des Affaires Municipales dans un important dossier d’une Ville sous-tutelle dans la grande région de Montréal ; j’ai œuvré en milieu municipal pendant 5 ans et je suis assez familier avec La Loi des Cités et Villes du Québec et surtout la section de la Loi qui traite de vos devoirs et de vos obligations envers les citoyens.

Combien d’exemples vous faut-il pour vous convaincre que la première clientèle des Villes est composée de contribuables, ceux qui, depuis 1998 payent votre salaire pour que vous les représentiez avec objectivité ? J’ai occupé avec de très grandes entreprises des fonctions administratives de haut niveau dans le domaine des relations de travail et ma réputation avec les hautes instances syndicales et en aucune circonstance a-t-on douté de mon objectivité. Il me semble qu’en présence d’une pétition signée par plus de 5,000 citoyens, soit 4 fois plus que le nombre de votes que vous avez reçus lors de votre dernière élection remportée avec 50.6 % des votes. Vous devriez regarder autour de vous avant de citer des passages de la Loi uniquement pour vos fins personnelles et partisanes.

En dernier lieu, sachez que je ne cesserai pas de me battre pour la sauvegarde de notre qualité de vie et contrairement à votre collègue Jean Fontaine, l’attrait financier des promoteurs immobiliers est secondaire par rapport à la qualité de vie d’une Ville qui veut attirer de nouveaux résidents. Le conseiller Justin Bessette a donné en exemple les conséquences désastreuses si la Ville de Québec donnait le droit de construire des condos sur les Plaines d’Abraham ou pire encore, si New York détruisait le Central Park au cœur de la Ville.

Je tiens à vous rappeler que je ne parle pas au nom des 6,800 électeurs du quartier de Saint-Luc mais au nom des 73,000 électeurs d’une Ville qui a l’obligation d’assurer sa valeur ajoutée pour des générations à venir.

Étant à l’extérieur du Québec pour quelques jours, j’ai suivi avec mes amis les débats de votre dernière Assemblée du Conseil et on aurait cru à une réunion d’une campagne isolée et le plus médiocre des spectacles. J’espère que le rayonnement de Saint-Jean-sur-Richelieu ne dépend pas uniquement du Festival des Montgolfières.

Robert Guinta

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  1. Jean-Marie Fournier
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    Le conseiller Berthelot a-t-il vraiment à cœur la démocratie municipale en agissant comme il l’a fait lors de la dernière séance du Conseil Municipal, en essayant de faire passer en catamini un règlement de dézonage sans obtenir l’avis des citoyens? Y aurait-il conflit d’intérêt sous-jacent? La question se pose…connaissant la voracité des entrepreneurs immobiliers.

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