Profitez du temps qui passe

Quel que soit notre âge, toute l’année on a hâte à… ?

Hâte aux vacances, hâte de voir les amis au retour à l’école, hâte à notre party de graduation, hâte d’avoir de l’argent pour voyager, hâte de faire un jardin, hâte que ça pousse, hâte de voir de la neige, le gazon, le retour des hirondelles, hâte à la fin de semaine, hâte de rencontrer celui qu’on aime, puis finalement hâte qu’il parte qu’on respire un peu, n’importe quoi… Quand allons-nous profiter du temps qui passe ?

Allons donc ! Le temps et les années passent déjà bien assez vite. Cessez de rêver à demain. Profitez de chaque minute sinon la vie va nous passer sous le nez à force d’avoir hâte qu’elle passe. Écoutez un peu les vieux parler du bon vieux temps. Ils ont oublié les doigts gelés pour allumer le poêle le matin. Ils ont oublié les chaleurs de l’été, le travail à la shop chaude comme une étuve, la marmaille, la rougeole, la coqueluche des enfants, la guerre, le rationnement…et quoi encore ?

Déjà passé le joli festival de montgolfières. Déjà fanées les fleurs… Voilà les feuilles qui changent de couleur, certaines plantations ont presque fini leur vie éphémère. Il faudra bientôt élaguer, retirer celles qui ont tout donné.

Le temps de la récolte est très avancé. Voici venu celui de faire les provisions d’hiver, les confitures et les marinades… si on sait encore les faire.

On dit que pendant la guerre, au sud de la France, on avait chargé des gendarmes de veiller -avec leur grand nez- à ce que les braves ménagères ne fassent pas de confitures et autres provisions pour l’hiver afin de garder les réserves de sucre pour l’armée. L’un d’entre eux, flairant le parfum de la confiture, entra mettre en garde une maîtresse de maison : « Vous ne devez pas faire de conserves ; il faut ménager les réserves ma p’tite dame, sans compter qu’aujourd’hui, les confitures qu’on achète sont tout aussi bonnes que celles qu’on fait maison. » dit-il à la dame. « Ah mais vous avez entièrement raison, m’sieur l’agent répond la dame. Mais voyez-vous, nous la confiture, nous, on ne la mange pas. Quand on a fini de la faire la confiture, nous on la jette. Mais sentez ce parfum ! La confiture, nous monsieur, si on la fait, c’est seulement pour l’odeur ! »

Alors, si vous en avez l’énergie par les temps qui courent, profitez de la vie pendant que vous le pouvez et faites même un peu de confiture… au moins pour l’odeur.

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