Pretty Boy Floyd: une musique qui me ressemble

Depuis le temps que je vous en parle, je suis un fervent du glam rock. Il s’agit du style de musique et d’image qui me rejoint le plus. J’y ai été introduit en très bas âge, soit 8 ans lorsque j’ai découvert KISS, en 1977. Par la suite, au début de mon adolescence,  j’ai découvert Motley Crue avec l’album « Shout at the Devil ». En 1989, je me suis procuré l’album de Pretty Boy Floyd, « Leather Boyz with Electric Toyz ». Ce fût le coup de foudre. Outre la pièce-titre, on y retrouve les classiques « Rock and Roll Outlaws », « Your mama won’t know », « Set the night on fire » et « Last Kiss ». Il fait partie de mes albums favoris à vie. 

Pretty Boy Floyd est l’un de ces nombreux groupes qui est arrivé avec son premier opus au moment où la vague surnommée « hair metal » semblait s’essouffler alors que le « grunge » écrasait tout sur son passage avec les Nirvana, Pearl Jam, Stone Temple Pilots et compagnie. Bien que beaucoup de groupes tentent tant bien que mal de s’adapter à ce nouveau courant musical et ce, sans grand succès, il faut le dire, Pretty Boy Floyd ne cédera pas à la tentation. À mon grand bonheur d’ailleurs. Les cheveux restent longs, le son et l’approche « party » demeurent.
Malheureusement, la compagnie de disques qui avait signé la formation chasse celle-ci de son étiquette et les rock and roll outlaws se retrouvent sans contrat de disques. En 1991, le groupe se sépare.

Par contre, en 1995, le groupe se reforme avec le 3/4 des membres originaux, soit Steve Summers, Kristy Majors et Kari Kane, accompagnés de Keri Kelly. Par la suite, Pretty Boy Floyd se produira en spectacle pendant plusieurs années avec de nombreux changements de personnel, mais toujours avec Steve Summers et la plupart du temps, Kristy Majors. En 2011 et 2012, la formation se produira un peu partout sur scène et des projets de nouvel album semblent être en préparation, mais on devra attendre jusqu’en 2015 pour que le projet soit concrètement mis en en branle.

Voilà que maintenant, 28 ans plus tard, le groupe nous présente son tout nouvel album « Public Enemies ». Dès que j’ai entendu les
premiers accords de « Girls all over the world »,
je savais que ça y était. Il s’agit de la suite logique de « Leather boys… » adapté à un son moderne, sans trahir les racines du groupe. Peu avant la sortie de l’album, le groupe nous a offert un deuxième extrait, soit « We got the power ». Avec des hymnes comme « Feel the heat », Pretty Boy Floyd ne se réinvente pas, il reste plutôt fidèle à lui-même comme bien peu de groupes peuvent le faire.

Depuis 1980, le hard rock est la recherche du prochain « Back in Black » ou encore du prochain « Appetite for Destruction ». Avec « Public Enemies », pour moi, du moins, la conquête peut s’arrêter. Longue vie au glam rock !

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