Près de la fontaine, un oiseau jouait…

Repu de petites cerises, un p’tit nouveau au ventre roux est venu tâter l’eau de la fontaine avant de se risquer. Autant en profiter, avant d’être délogé par le fier cardinal ou sa compagne qui l’accaparent à tour de rôle.

À cette heure-ci, la fontaine brille encore dans le soleil qui descend.

L’eau paraît froide…mais la journée a été si chaude et les cerises si délicieuses.

Prudent, l’oiseau tâte l’eau claire une fois, deux fois, trois, puis bon !

Il s’amuse seul, invente de nouveaux jeux. Sur le dos, sur le ventre, sur la tête, ah les pattes, etc. Il se secoue et recommence encore et encore, au rythme d’une musique qui n’appartient qu’à lui. Il s’amuse comme un fou.

On dirait un enfant qui vient d’inventer le bain.

Bientôt, mon merle n’a pas perdu son bec mais il a perdu toute la poussière du jour, oublié tous ses tracas…et moi aussi.

Difficile de se détacher du charmant spectacle. Je tarde à fermer les rideaux…et m’endors en souriant.

…arrivent les nuages, une pluie tranquille, et le silence.

D’un coup, le vent s’est levé

Très agressif, le vent s’est levé. On n’entend plus que lui.

Mon vieux marronnier d’inde (espérance de vie de 300 ans) brasse si fort ses fruits qu’en quelques heures ils bombardent le sol.

Place aux écureuils !

La manne

Accourus, les écureuils s’affairent aussi bien dans l’arbre qu’en-dessous et autour. Ils courent sur les branches, détachent les marrons, les épluchent et les grignotent au sol avec une adresse et une rapidité époustouflantes. C’est la manne d’amidon, sucre, huiles et protéines dont ils ont besoin pour l’hiver.

Insectifuges naturels dans nos armoires, ces marrons ne sont pas comestibles en raison de leur teneur en tanins et saponine.

Les enfants essaient différentes mixtures pour les rendre plus résistantes aux combats entre copains.

Plus raisonnables, certaines personnes les portent dans leur poche pour calmer leurs rhumatismes.

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