Nous vivons dans un cocon

Depuis la nuit des temps, des
populations ont rejeté d’autres populations pour s’emparer de leurs biens refusant même de partager l’eau, le pain et la terre.

On se bat souvent pour des religions dites de paix et d’amour !  ! Difficile d’imaginer raison moins plausible.

Un seul de ces conflits a déjà fait 400 000 morts ( !) à la frontière entre Israël et la Jordanie. Après sept ans, 300 000 personnes – dont 150 000 enfants – y sont encore piégées car ni l’un ni l’autre ne veut les laisser entrer (Agnès Gruda La Presse). Pendant ce temps, 700 000 Rohingyas ont dû fuir la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh (le 9e pays le plus populeux du monde).

…sans compter des douzaines d’autres conflits : Yémen, Syrie, Afghanistan, Soudan, Birmanie, Somalie, etc.

Pendant que notre voisin joue avec la poudre à canon et autres armes beaucoup plus destructrices…

Nous vivons dans un cocon

Dépossédées, ostracisées, des populations complètes sont acculées à une fuite sans fin. Jamais de lit ni d’oreiller, ni de table, ni de pain, ni même d’eau potable.

La colère des hommes gronde. Faut-il se surprendre qu’ils enfoncent les barricades ?

Parfois aimées, souvent violées, les femmes deviennent enceintes… et des enfants naissent au son des mitraillettes en guise de berceuses.

L’ancien juge en chef canadien Alvin Curling qualifiait de sans espoir, certains cas de pauvreté racialisée et ghettoïsée, associés à la violence, à la faim et à des conditions de logement indignes.

Qui renversera la vapeur ?

Nous avons de l’eau en abondance, du pain à volonté et des terres inexploitées. Pourtant, nous râlons parce qu’il arrive quelques milliers de migrants.

Il y a plus d’un quart de siècle, Albert Jacquard écrivait que tout était prêt pour le suicide de l’humanité…mais qu’il suffirait peut-être d’un peu plus de lucidité pour que notre intelligence et notre énergie soient enfin mises au service de l’homme.

Est-il encore temps ?

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