La municipalité de Mont-St-Grégoire poursuit CIME

Certaines lettres apportent de bonnes nouvelles, mais pas celle que CIME Haut-Richelieu a reçue, contenant une convocation à la cour municipale pour un procès les 1, 2, 3 et 6 novembre prochains. L’organisme dit ne plus pouvoir « passer sous silence une situation aberrante qui perdure » et qu’il considère injustifiée.

Pour rappel, CIME Haut-Richelieu est un organisme sans but lucratif bien connu et apprécié dans la région, notamment pour ses sentiers de randonnée au mont St-Grégoire.

Son équipe se dévoue depuis plus de 35 ans à l’éducation à l’environnement et à la préservation des milieux naturels du Haut-Richelieu. Plusieurs organismes gouvernementaux et privés reconnaissent et appuient ses efforts, et de nombreuses municipalités et écoles font appel aux compétences des naturalistes de CIME pour des activités éducatives.

On peut lire ceci dans le communiqué émis : « CIME est une attraction majeure à Mont-St-Grégoire. On pourrait s’attendre à ce que la municipalité soit fière de cet atout et appuie CIME avec enthousiasme. Pas vraiment, puisque le 6 février dernier, le conseil municipal a confirmé son intention de poursuivre CIME en justice en invoquant le non-respect de son règlement 95-13, obligeant une fauche entre le 15 juin et le 15 juillet. »

Faucher ou ne pas faucher?

CIME résume la situation ainsi : » En 2012, CIME a coupé ses vieux pommiers et a laissé la nature se régénérer. Une diversité de plantes et d’arbustes ont pris racine, formant une friche, un type d’habitat riche en biodiversité. Il faut ici rappeler certains faits attestés par tous les experts. Les friches naturelles sont des milieux essentiels pour plusieurs espèces comme les oiseaux champêtres et les insectes pollinisateurs, si importants dans la chaîne alimentaire. »

Il poursuit : « Faucher un tel milieu en période de nidification enfreindrait d’ailleurs la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, une loi fédérale interdisant de chasser des oiseaux migrateurs ou de déranger leurs nids. En plus des oiseaux champêtres, la friche héberge aussi des couleuvres tachetées et des papillons monarques, des espèces désignées selon la Loi sur les espèces en péril du Canada. Faucher irait à l’encontre des plans de conservation de ces espèces en péril. CIME n’a d’autre choix que de se défendre en cour pour protéger ce milieu naturel et demeurer cohérent face à sa mission ».

CIME a tenté en vain de trouver un terrain d’entente avec le conseil municipal et a dû engager des frais d’avocat pour se défendre.

La tenue du procès dans quelques semaines entraînera des coûts supplémentaires très importants qui nous obligent à lancer une campagne de financement.

Pour appuyer CIME dans cette démarche, rendez-vous au www.cimehautrichelieu.qc.ca. Tout don contribuera à la protection de ce milieu naturel et des espèces qui en dépendent.

Source : CIME Haut-Richelieu

 

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