Les grandes chaleurs

Aujourd’hui est canicule. L’instant est soir d’été. Saison de séduction, saison de grandes chaleurs. Sur un fond de nuit illuminée, la lune courtise les étoiles, et amoureuses, elles scintillent jusque dans le regard des femmes, jusque dans le regard des hommes.

À la Place publique, les vendredis, on bouge, on se déhanche au son des notes frivoles, au son des rythmes chauds. Le temps de quelques heures, mon Vieux-Saint-Jean est terre lointaine, mon patelin est pays latin. Quelque part dans l’atmosphère disparaissent mots et discussions, laissant la parole aux corps qui s’approchent, s’éloignent, se frôlent, tournent et puis se fondent en un seul et même mouvement.

Sous le regard des passants timides, les dalles de béton se transforment en un jeu de séduction. Entrelacés, les amants se font la cour. Quant aux cœurs solitaires, ils fouillent et cherchent le plancher de danse, en quête d’un autre cœur esseulé avec qui partager un instant passionné.

Oui, depuis quelques années, à la Place publique, les vendredis soir sont habillés de sensualité. Et le centre-ville est propice aux grandes chaleurs. Si vous y passez, les mélodies aguicheuses risquent de  vous décrocher un sourire et de vous donner l’envie irrésistible de vous laisser aller.

Mais après tout, c’est l’été. Saison de l’amour! C’est le temps de festoyer, de mettre de côté  notre retenue et notre droiture. Et quoi de mieux que les courbes d’une salsa ou d’une kizomba pour ajouter un peu de douceur et de flexibilité à notre vie?

Et qui sait? Peut-être que certains tomberont ou retomberont amoureux, le temps d’une danse ou deux.

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