Les délicieux matins brodés d’amour

C’était le printemps,
c’était le mois de mai
L’air était si doux,
si plein de promesses
Tout autour les fleurs
de pommier embaumaient
Et tes mots résonnaient
comme une caresse

Comment oublier
les délicieux petits matins
Où nichée au creux
de ton épaule, tendrement
Ton regard amoureux
ou un geste câlin
Suffisaient à embraser nos sens

C’était le joli temps
où tu préparais le nid
Pour toi, pour moi
et pour le petit
Créant des formes
et des couleurs si belles
Et si chaudes,
à nulle autre pareille

Je revois tes doigts longs
et puissants
À la fois habiles, tendres
et caressants
Glisser sur ma peau
frissonnante, s’attardant
Avec une grande douceur,
amoureusement

Puis, je les revois, doux
et protecteurs
Caresser la peau de soie
de nos bébés
Avec tant d’amour
et d’émouvante douceur,
Qu’après tout ce temps,
j’en suis encore bouleversée

Pour les gens heureux,
le printemps passe vite
Si bien que l’été,
à peine commencé nous quitte
Ainsi passent à la fois
le bonheur et la vie
Si bien qu’un jour on
s’aperçoit qu’on a vieilli

Alors d’un coup,
comme arrive un violent orage
Tombe comme ça, sans prévenir,
l’incroyable nuage
Ce jour-là, c’est la nuit.
La jeunesse s’enfuit avec
nos précieuses amours
Pendant que s’éteint
bêtement la lumière du jour

Au fil du temps, on survit,
on peut dormir
On recommence à rêver,
on peut se souvenir
Revoir en rêve nos délicieux
petits matins
Doux comme de la soie
et chauds comme l’amour

Précieux, inoubliables,
ils sont restés en nos cœurs
Comme des bulles,
nos anciennes amours

Dansent, brillent
et éclatent de mille couleurs
Mais celles qui nous
font toujours rêver
Laissent derrière
elles un goût d’éternité

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