Le Ramadan

Jeudi, le 17 mai, fut le premier jour de Ramadan. Ce mois de jeûne  qui apporte la chance d’établir à l’égard de la nature et du genre humain des rapports de coopération et de convivialité, basés sur les notions de respect mutuel, de bienveillance et de pardon.

Jeûner ne consiste pas seulement à renoncer, se priver ou faire des sacrifices pendant un mois. Le jeûne est surtout une question de cœur. Il s’agit de rompre avec ses habitudes, élever nos vies et nos regards vers des horizons essentiels, maîtriser ses émotions et contrôler ses pulsions et ses tensions intérieures. En ce mois béni du Ramadan, nous sommes exhortés à réfléchir à ce que nous allons dire, si c’est vraiment utile, si cela va faire du bien à l’autre. Si ce n’est pas le cas, il est peut-être préférable de se taire.

Le jeûne fait partie des actes cultuels qui ont le plus d’impact sur la purification spirituelle et la sublimité des âmes. Le jeûne est une école d’éducation morale et spirituelle dans la mesure où il développe des vertus que sont la véracité dans la parole ainsi que la sincérité, le sérieux et la rigueur dans l’action.

Le mois du Ramadan est le mois de la générosité et de la charité car le jeûneur, ressent en état de jeûne, la souffrance des pauvres et des nécessiteux qui ne trouvent rien pour calmer leur faim. Employons-nous donc, dans ce mois béni, à être au service des plus démunis, dans notre pays, et dans le monde entier. Par ce comportement, le jeûneur se libère de l’avarice et : « Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent » (Sourate 59, Verset 9).

Durant ce mois, les visites familiales se multiplient et les membres éloignés d’une même famille se rapprochent. Le mois du Ramadan est le mois des liens : le lien entre l’être et son Seigneur, le lien entre le musulman et le Livre de Dieu, le lien en l’être et les autres et le lien entre l’être et ses proches parents. Pendant ce mois, recherche tes proches, entretiens le lien de parenté avec eux, maintiens le lien avec ceux qui l’ont rompu, pardonne à ceux qui t’ont fait du mal, tels sont les nobles caractères auxquels appelle le Ramadan. Je souhaite un Ramadan Karim à tous les musulmans dans le monde entier.

Que de beaux souvenirs me reviennent de mes Ramadans passés au Liban car l’esprit de ce mois se reflétait sur tous les citoyens de n’importe quelle religion. Durant ce mois béni, les démunis étaient  choyés par des dons de nourriture, de l’argent et les gens se pressaient de faire le bien autour d’eux étant plus conscients des besoins d’autrui. Je me souviens de nos voisins qui avaient une grande famille et les minutes avant le temps de ‘l’iftar, ’ (au coucher du soleil, quand les gens peuvent boire et manger) comment ils étaient attablés dans leur jardin attendant le coup du canon qui annonçait le repas.

Moi, étudiante dans le temps, je voyais mes amies chrétiennes manger des pizzas au thym et autres collations à l’heure de la récréation et ça sentait tellement bon et je me promettais d’en manger le soir venu. Cependant, quand je mangeais le soir les bons plats que ma mère nous avait préparés, j’oubliais mon désir. C’est que quand on jeûne, nos sens deviennent plus éveillés et tout goûte bon : le premier verre d’eau, les olives, les fruits etc.

Je souhaite un Ramadan Karim (généreux) à toute la communauté musulmane et j’aimerais remercier notre premier ministre, Justin Trudeau de son ouverture aux autres cultures et de ses actions honorables. Bravo ! Il a redonné au Canada son visage de nation humanitaire neutre qui vise la paix et l’harmonie pour le monde entier.

 

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