Le phénomène McCartney

La première fois que j’ai entendu parler de Sir Paul McCartney, j’avais environ 6 ans alors qu’un album de vinyle, « So Red the Rose », traînait dans la maison familiale. La pochette avec le principal intéressé ayant une rose à la bouche avait aussi su capter mon attention. La chanson « My love » m’a plu dès la première écoute. Ironie, ce n’est qu’après avoir écouté cet album à quelques reprises que j’ai appris que Macca (comme les journalistes l’ont surnommé à une époque) a fait partie de ce groupe qui a « légèrement » changé le cours de l’histoire…les Beatles.

De tous les quatre membres de la célèbre formation, Paul McCartney semble être celui qui ait le mieux tiré son épingle du jeu côté carrière solo. John Lennon a sortit plusieurs bons albums dans les années soixante-dix, mais sans vraiment retourner sur scène. Sa mort tragique en 1980 a mis fin à tout espoir de le revoir en concert. Mais Paul McCartney a été le premier Beatle à être remonté sur scène de façon régulière depuis 1966, avec son groupe solo, the Wings pour la tournée « Wings over America » en 1976. On se souvent que les Fab Four avaient abandonné la scène le 29 août 1966, après leur concert au Candlestick Park, en Californie, bien avant leur rupture en 1969, dû à la Beatlemania qui avait pris des allures trop gigantesques pour quatre jeunes dans la vingtaine. Par la suite, la scène est presque devenue un endroit à fuir pour les « quatre garçons dans le vent » (titre de la version française du film Hard Day’s Night). Hormis quelques apparitions ici et là, voir un Beatle sur les planches était plutôt rare.

Comme s’il s’agissait d’un « pattern », Sir Paul McCartney a attendu un autre dix ans avant d’effectuer une nouvelle série de spectacles, soit en 1989 pour son « Paul McCartney World Tour ». Par la suite, ses apparitions sur scène sont devenues plus régulières, au grand bonheur du public. Bien que je n’aie jamais eu la chance de voir cette légende vivante en spectacle, je possède tout de même plusieurs DVD’s qui ont été mis sur le marché. À chaque fois que je prends le temps d’en regarder un, l’émotion en moi remonte. Vous avez bien lu. Pourtant, cela ne m’arrive pour aucun autre artiste. Pas même pour mon groupe favori, KISS. Pas même la première fois que je les avais vu en concert à l’âge de 13 ans. Pas même lors de leur tournée réunion en 1996. La musique des Beatles, qu’on le veuille ou non, a su toucher le monde d’une façon qu’aucun autre artiste (selon moi) ne pourra le faire. Ainsi, à l’écoute des « Hey Jude », « Lady Madonna », « Let it be », « Here today » (qui est un vibrant hommage à son défunt collaborateur, John Lennon), impossible pour moi de rester indifférent.

Fait intéressant ; bien qu’il ait tant accompli au niveau musical, Paul McCartney semble rester humble et sympathique. Comme bien des musiciens ayant atteint la notoriété, de nombreuses années de vaches maigres et de travail acharné ont précédé le succès. Sir Paul n’a plus rien à prouver autre que l’amour de la musique. Je crois que même à l’aube de ses 80 ans, l’ex-bassiste des Beatles possède encore le feu sacré.

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