Le chant du printemps

Dehors, la nature ronfle sous des restants de neige mouillée. Moi, je dors à poings fermés. Je suis quelque part, perdue au pays de Morphée. Mais voilà qu’un joli son chatouille mon monde onirique et me sort de mon sommeil. Délicatement.

Enveloppée dans mes draps, je souris, bercée par ce chant matinal qui n’arrive qu’une seule fois par année : le retour des oies blanches. La mélodie subit un crescendo. Signe que les oiseaux s’approchent, signe que le printemps est sur le point de s’installer.

Les fenêtres fermées de ma petite maison sous les arbres ne suffisent pas à éteindre cette symphonie ni même la joie qui nait en moi.

Tête dans les plumes de mon oreiller, je rêve de fleurs, de soleil, de chaleur. D’herbes vertes, de soupers sur la terrasse, de robes colorées, de randonnée au bord de l’eau. Oui, je me réjouis du printemps qui ne saurait tarder. Songe d’un matin heureux. Puis, je rêve à l’été.

Y a-t-il plus beau chant que celui du printemps ? Chanson de floraison. Saison de tous les possibles.

Ce matin, les oiseaux sonnent la cloche. La cloche du grand nettoyage. Aujourd’hui, c’est jour de ménage. Je remplirai mes poubelles des déchets de l’hiver et de vieilles mauvaises herbes. Ainsi, j’aurai l’espace pour y planter de jeunes rêves et des idées gorgées d’espoir.

Chaque année, le printemps chante la même ritournelle. Mais il est toujours porteur d’un air nouveau.

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