Être jeune

Le 26 mai,  j’ai célébré mes 68 ans. Je ne comprends pas toujours comment le temps soit passé si vite ! Il me semble que juste hier j’avais 18 ans et j’arrivais dans un nouveau pays, toute pleine d’espoir et de courage.  J’étais prête à  fonder un foyer avec mon époux qui a été me chercher au Liban. Quitter son pays natal et sa famille n’est jamais facile, alors, j’ai simplement décidé de ne pas y penser. Il faut admettre que la foi m’a aidée à accepter l’éloignement
de ma famille.

Dans ces temps là (1968) la communication avec outremer n’était pas comme aujourd’hui. On écrivait des lettres et si parfois on devait faire un appel téléphonique, la ligne n’était pas claire et ça coûtait assez cher.  J’étais jeune et prête pour l’aventure.  J’ai eu mes enfants à 19 et 21 ans, puis j’ai grandi avec eux. Les événements dans notre couple ainsi que les déménagements entre Cowansville, Granby, Sherbrooke et finalement Saint-Jean,  les différents commerces que nous avons eus ne m’ont pas donné le temps de réfléchir à ma situation. Je travaillais et je m’occupais
de mes enfants.

Mon seul souci était de réussir ma vie pour envoyer de bonnes nouvelles à mes parents. Ainsi, ils seraient moins inquiets de mon sort. Je n’avais pas le temps pour m’apitoyer sur mon état. Quand je pense, aujourd’hui, à la détermination qui guidait mes actions, je trouve que j’étais bien mature pour mon âge de 18ans.

Mon parcours ne fût pas facile, mais la vie m’a récompensée par deux bons enfants qui furent ma joie et fierté.  Et  qui, avec mes chers trois petits-enfants, ont donné un sens à mon existence et ont rendu ma vie heureuse.  J’attends toujours l’âge où je vais me sentir vraiment vieille car dans mon cœur et mes pensées, j’ai toujours le cœur de la jeune fille qui refuse de laisser les défis de la vie l’intimider. Je continue à être animée par l’espoir que la vie va me combler et que le Bon Dieu veillera toujours sur moi.

J’ai choisi ce texte pour vous.
Bonne lecture !

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir
vécu un certain nombre d’années ;
on devient vieux parce qu’on
a déserté son idéal.

Les années rident la peau ;
renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes,
les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement,
nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande, comme l’enfant insatiable ‘’Et après ?’’
Il défie les événements
et trouve la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi.
Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance
en vous-même

aussi jeune que votre espoir.
Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant
que vous serez réceptif.

Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature,
de l’homme et de l’infini.

Si un jour votre cœur allait être mordu
par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Auteur : Samuel Ullman

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