Enseigner et prendre soin : des privilèges

Parler et écrire correctement

Sur les réseaux sociaux, procès et jugements se font en un clin d’œil sur la place publique dans une langue souvent minable. Actuellement, les professeurs actuels et futurs sont sur la sellette justement parce qu’ils font des fautes de français (quand même moins que les pitonneux).

On constate en effet que les jeunes professeurs -futurs et actuels -ont du mal à s’exprimer dans leur propre langue (!) et à écrire sans faute. Ce n’est pas une surprise. Oserais-je dire qu’ils parlent et écrivent la langue qu’ils entendent ? Les grammaires de jadis ont été jetées aux orties et remplacées par des méthodes qui donnent les résultats que voilà.

Reste à espérer que ceux pour qui la lecture est un mode de vie, écriront sans faute et qu’ils sauront transmettre ce talent. Mais, une grammaire, un dictionnaire et un livre de lecture sont-ils de taille contre un écran ?

N’allez pas croire que la maîtrise de l’anglais ou de toute autre langue fait obstacle à la nôtre. Au contraire. Toute langue nouvelle vient avec des découvertes et des connaissances. Ajoutée à la maîtrise de la nôtre, une langue seconde permet un regard différent sur le monde. Nos rêves et notre langage n’en seront que plus riches et plus vivants.

Prendre soin est un acte d’amour

Vieillir et devenir dépendant et/ou prendre soin de personnes dépendantes, c’est un programme auquel peu de personnes sont préparées. Avec ou sans formation, plusieurs d’entre vous ont pourtant pris soin ou le font encore. Ceux qui n’en sont pas capables deviennent parfois critiques envers ceux qui assument ce rôle. Or les besoins grandissent ; la population vieillit.

Tout comme les enseignants, les soignants sont sans doute nos enfants. Face au vieillissement de la population, ils hésitent à choisir le métier de soignant. Pourquoi ? Chaque jour, les journaux nous rapportent les critiques malveillantes de personnes qui souvent, n’ont jamais elles-mêmes pris soin d’une personne dépendante, encore moins de plusieurs.

On crie au scandale parce que les personnes grabataires n’ont pas un bain complet chaque jour. Des soins de toilette sont généralement requis plus d’une fois par jour par ces malades ; ils doivent être faits au besoin. Quant au bain complet, il est plus exigeant qu’une toilette locale et/ou partielle pour le malade comme pour le personnel. Voyez un peu.

Un vieillard mal en point ne s’amuse pas dans l’eau comme un enfant. Peu mobile, il doit être dévêtu en entier (il a froid et il est humilié) et soulevé avec un appareil. Sa peau est fragile ; on ne le savonne pas comme un adulte vigoureux. Il faut manipuler chaque membre, le soulever doucement et bien laver dans les plis. Il faut assécher soigneusement, poudrer, crémer. C’est un processus long qui demande autant d’énergie, de grâce et de bonté à celui qui reçoit ce soin qu’à celui qui le donne. Évitez de méjuger un travail qui demande volonté et tendresse et parlez plutôt à vos enfants d’amour, de grâce et de bonté.

Déboulonner l’Histoire

Un grand homme peut être descendu de son monument (les femmes ont peu de monuments) cent fois plus vite que le temps d’ériger le dit monument. Bientôt, il nous manquera des grands bouts d’Histoire. Déjà qu’on n’en connaît pas trop !

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