Élections municipales : Denis Lavoie répond à nos questions

Denis Lavoie briguera les suffrages pour le poste de maire dans quelques jours. Entrevue avec celui qui dirige les destinées de Chambly depuis 2005.

Si vous êtes réélu le 5 novembre prochain, quelle sera votre grande priorité?

À très court terme, l’adoption du budget. J’ai aussi promis de construire une palestre sportive, un projet de plus de 8 M$, qui demande du temps et un cheminement particulier. J’entends donc m’y consacrer.

On dit souvent que le premier mandat permet de comprendre l’appareil gouvernemental, et que le second est celui des réalisations. Dans votre cas, il s’agirait d’un quatrième mandat consécutif… Vos commentaires à ce sujet.

Lors de mon arrivée en poste, en 2005, j’étais préparé. Mes études et mon expérience en droit administratif et municipal m’ont permis de saisir les dossiers et les enjeux municipaux en six mois. Mon premier mandat a porté sur l’assainissement des finances publiques, et ce bien que j’étais dans un conseil minoritaire. Au cours du second mandat, les réalisations sont arrivées, notamment la construction d’un complexe sportif incluant trois glaces à Chambly. Un second mandat au cours duquel j’ai dû combattre un cancer, plus précisément en 2010 et 2011. En 2013, j’avais annoncé la construction du Pôle du savoir, projet dont la construction a officiellement débuté il y a 10 jours.

Quelle est votre perception actuelle du développement de Chambly?     

La ville a atteint une certaine maturité, notamment en matière de construction résidentielle. Et il n’y aura pas de nouveau dézonage. Pourquoi? Parce qu’à partir de 2020, le Québec sera en décroissance démographique, et que la pression de construire dans la grande région métropolitaine ne sera plus là. C’est pourquoi, au cours des deux derniers mandats, nous avons travaillé sur la réduction de la dette. Vous savez, 82 % d’un budget municipal est conventionné. À ce niveau, tout le monde peut gérer. C’est le 18 % restant qui permet les projets et les prises de décision. En 2005, 23 cents de chaque dollar allait au service de la dette. Il sera maintenant question de 15 cents. Cette marge de manœuvre fait la différence : nous venons de lancer le Pacte des Patriotes et le Pôle du savoir, respectivement évalués à 5,4 M$ et 10 M$, sans endettement.

Parlez-nous de votre vision du secteur communautaire?

Dans une ville telle que Chambly, la qualité de vie est directement tributaire de l’implication des bénévoles, et ce tant au plan humanitaire que sportif. Le local de la bibliothèque, qui sera installée dans les aires du Pôle du savoir, sera offert au secteur communautaire. Qui pourra l’utiliser pour y tenir des réunions et des activités.

Quelles sont les perspectives de développement commercial et industriel?

En 2005, on croyait que les fuites économiques à Chambly se situaient à environ 60 %. Une étude commandée à Géocom a établi qu’il était plutôt question de 86 %. Énorme. Nous avons donc établi une stratégie qui porte ses fruits. Par exemple, 80 % des gens qui réservent du temps de glace à Chambly viennent de St-Jean-sur-Richelieu. Ils se déplacent et consomment ici. Nous développons actuellement un autre axe commercial autour du nouveau quartier avec Isatis, IGA, Canadian Tire. Il  reste des terrains pour d’autres commerces de proximité. Dans le parc industriel, nous venons de libérer 3 millions de pieds carrés pour y recevoir des industries. Chambly s’intéresse particulièrement aux entreprises de haute technologie. Entre autres, KTM vient d’ailleurs de s’y installer. Nous travaillons aussi avec St-Jean-sur-Richelieu pour le projet de Réseau électrique métropolitain (REM).

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