Élections : entrevue avec Steeves Demers de Démocratie Chambly

Steeves Demers connaît bien Chambly pour y avoir occupé un siège de conseiller municipal pendant deux mandats consécutifs. Il se présente aujourd’hui, pour une seconde fois, en tant  candidat à la mairie. Entrevue.

Présentez-vous en quelques mots à nos lecteurs…

Économiste de formation, père de trois enfants et conseiller municipal de 2005 à 2013, j’ai aussi assumé, entre autres, les fonctions de maire suppléant et de président du comité d’urbanisme. Je me suis présenté comme candidat à la mairie en 2013.

Votre grande priorité si vous êtes élu le 5 novembre prochain?

Ramener le respect et la communication avec les citoyens et avec les employés municipaux. Assainir le climat actuel, franchement mauvais. C’est la base de tout. On peut ensuite travailler sur des projets en pleine collaboration. Par exemple, sur le projet du golf. Rencontrer les résidents et discuter de toutes les alternatives possibles. Au cours des dernières années, Chambly s’est isolée, et ce à l’intérieur comme à l’extérieur. On informe et consulte de moins en moins. Les citoyens ignorent ce qui se passe et se retrouvent souvent devant des faits accomplis. Il faut donc travailler de concert sur différents projets, notamment en matière de patrimoine et de service animalier. Autres dossiers importants : celui des classes secondaires 4 et 5, et la modernisation des infrastructures sportives.

En quoi votre expérience politique peut-elle faire la différence pour la population?

Je crois avoir déjà obtenu des résultats significatifs. J’ai été l’instigateur du projet de gratuité du transport collectif sur le territoire Chambly-Richelieu-Carignan. J’ai aussi siégé sur plusieurs comités, dont l’urbanisme, le Conseil intermunicipal des transports (CIT), en plus d’avoir représenté le maire sur différents comités extérieurs, dont la Régie de police et la MRC. J’y ai établi plusieurs contacts et j’ai compris toute l’importance d’avoir des relations de travail intelligentes et positives avec les partenaires, C’est certainement l’une de mes plus grandes forces.

Selon vous, quels sont les besoins du secteur communautaire à Chambly?

Ils sont nombreux. Au cours des dernières années, j’ai noté la disparition de plusieurs tables de concertation, de contacts avec l’administration municipale. On a aussi vu la Ville tenter d’écarter les autres municipalités puisque plusieurs des organismes communautaires oeuvrent dans plus d’une municipalité. Les discussions avec Carignan, Richelieu et St-Mathias sont au point mort. Il fut un temps où on parlait d’offrir un lieu permettant les rencontres entre organismes des différentes villes, mais ce projet n’a pas abouti. De plus, j’ai l’intention de proposer un plan de reconnaissance des organismes, qui permettrait, à moyen terme, de mieux les connaître, de les soutenir et d’offrir du financement plus stable, ce qui éviterait, du moins pour un certain temps, d’avoir à répéter les demandes de subvention et de les laisser à la merci des fluctuations de la chose politique.

Croyez-vous que Chambly ait atteint une masse critique en matière de développement?

Du côté résidentiel, certainement. Il y a le développement du golf, puis des terres agricoles, et je sais que ce sera un jour un enjeu. Il se pourrait qu’un jour les citoyens soient amenés à se prononcer sur le dézonage, mais nous ne sommes pas rendus là. Aux niveaux commercial et industriel, il reste beaucoup à faire. Il faut que la Ville se dote d’une vision en la matière, notamment en termes d’horodateurs, de types d’entreprise qu’il serait bon d’accueillir, etc.

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