Le conseiller Justin Bessette écope de deux suspensions

Justin Bessette, conseiller municipal de St-Jean-sur-Richelieu, vient d’écoper de deux suspensions imposées par la Commission municipale du Québec dans deux enquêtes déontologiques.À noter : M. Bessette ne siégera plus au conseil d’ici la fin de son mandat.

La première affaire porte sur le fait que Justin Bessette a utilisé sa fonction de conseiller pour influencer des décisions à des fins personnelles. Cas en question : le conseiller aurait tenté d’utiliser sa fonction municipale pour influencer la décision des policiers de remettre un constat d’infraction au propriétaire de la remorque à foin dont l’immatriculation n’avait pas été renouvellée depuis trois ans.

La demande d’enquête a été déposée par Serge Boulerice, directeur du Service de police de St-Jean-sur-Richelieu.

Bien que les allégations d’intimidation aient été rejetées par le juge administratif par manque de preuve, la Commission a estimé « que même si elle estimait que les propos tenus par monsieur Bessette sont irrespectueux ou intimidants envers les policiers, elle ne peut conclure qu’il a commis un manquement. »

Le conseiller se voit donc imposé une suspension de 30 jours sans solde ou autre rémunération de la Ville ou d’un organisme sur lequel il siège à titre de conseiller. Ladite sanction prendra effet le 16 octobre, et ce, jusqu’à la fin du présent mandat.

Second cas

La deuxième affaire porte sur la non-conformité d’un immeuble, propriété de M. Bessette. Le conseiller aurait tenté de faire changer le jugement d’une inspection réalisée par le Service de sécurité incendie de la Ville en 2014.La demande d’enquête a été déposée par Robert Meloche, chef de la Division prévention du Service de sécurité incendie de St-Jean-sur-Richelieu.

Bien que les allégations d’intimidation aient été rejetées par le juge administratif, une sanction a été imposée dans l’affaire sur la base que le comportement reproché se serait déroulé sur une période de plus d’un an, et qu’il « utilise régulièrement son statut de conseiller lorsque ça lui convient et qu’il peut en tirer avantage, particulièrement en tentant d’imposer son opinion ».

La sanction, qui prend effet le 1er septembre 2017, est une suspension de 45 jours sans rémunération de la Ville.

 

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