Abolition des primes de transition : les conseillers Gendron et Marcoux s’expriment

On le sait, le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Alain Laplante, désire abolir les primes de transition des élus. Un comité visant la révision de la rémunération des membres du conseil vient d’ailleurs d’être créé à cet effet. Selon les chiffres dévoilés plus tôt la semaine dernière, le cumul des primes de transition sur l’horizon 2021 représente 494 698, 23 $.

Bien sûr, la somme réelle à verser en 2021 dépend du nombre de conseillers défaits et de ceux qui ne se représenteront pas. Mais, le cumul demeure. L’abolition de la prime de transition retournerait ces sommes dans les coffres de la Ville afin d’offrir des services à la population, selon le maire.

Qu’en pense le conseiller Michel Gendron, nouvellement arrivé au conseil et membre de l’Équipe Fecteau? « Pour être honnête, je n’avais aucune idée de mon salaire lorsque je me suis présenté en politique municipale, et je ne savais même pas qu’il existait des primes de départ et de transition. Je travaille à temps plein dans l’enseignement, et je percevais le travail de conseiller à temps partiel. Et c’est exactement la situation que je vis actuellement. Mais, je réalise que d’autres membres du conseil sont à la retraite, que d’autres n’ont que ce travail. Les besoins sont différents. J’en saurai plus lorsque le comité aura siégé ».

La conseillère Christiane Marcoux, de l’Équipe Fecteau, siégera d’ailleurs à ce comité, dont la première réunion devrait avoir lieu au cours des prochains jours. Son opinion en regard avec la proposition du maire : « Je vais en discuter avec le comité, et je verrai. Je ne crois pas que ce soit l’idée de la majorité du conseil. Pour que ça passe, il lui faudra les deux tiers du vote ».

Selon Mme Marcoux, elle et Yvan Berthelot, autre membre de l’Équipe Fecteau à siéger au conseil, prendront part aux discussions pour ensuite en discuter avec le reste de l’équipe. « L’Équipe Fecteau n’a pas promis cela lors de sa campagne électorale, alors on ne se sent pas obligé d’acquiescer à ces demandes. Mais, nous écouterons. Certaines choses peuvent parfois être remplacées par d’autres », note la conseillère.

« J’en suis à ma 26e année et, sauf à la MRC, je n’ai jamais connu le système de jetons pour les présences, argue Mme Marcoux. Et Dieu sait si j’ai siégé à plusieurs comités! » 

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